
La comm�moration du � 10 mars � aura bien lieue cette ann�e � orl�ans ; (pour m�moire nous n�avions pu que hisser le drapeau tib�tain l�an pass�.) Le drapeau sera donc hiss� sur le parvis de la mairie d�Orl�ans par les deux associations : France Tibet et Don et Action pour le Tibet, ce mercredi 10 mars 2004 � 18 heures. Une courte allocution sera prononc�e par les deux responsables de ces deux associations pour vous informer entre autres des derniers �v�nements survenus r�cemment au Tibet.
il serait vraiment souhaitable que nous soyons vraiment nombreux cette ann�e,
pour montrer � nos nouveaux interlocuteurs de la mairie d�Orl�ans combien
nous sommes motiv�s pour d�fendre la cause tib�taine, aussi dans la perspective des prochains jeux Olympiques en Chine, pour montrer notre
d�termination un peu partout dans le monde pour que le Tibet ne tombe pas
dans les oubliettes de l�Histoire.
Les jeux Olympiques sont une chose, les droits de l�homme en sont une autre (CF Les jeux de Berlin ?) Aujourd�hui le business r�gne en ma�tre sur l�esprit Olympique, rel�guant les belles paroles de monsieur Pierre de Coubertin (l �important est de participer) � la d�charge publique de l�humanit�.
En 2004 Soyons tout sauf complices!
PETIT RAPPEL DES FAITS: CE QUE SIGNIFIE LA COMM�MORATION DU 10 MARS:
CE QUE REPR�SENTE LE 10 MARS 1959 :
C'est au cours des ann�es 1949/50 que les troupes de l'arm�e chinoise
envahirent le territoire tib�tain. Le Tibet lan�a un appel � la communaut� internationale qui resta sans r�ponse. Seule face � la Chine, une petite
d�l�gation tib�taine fut contrainte de signer, en 1951, � P�kin, l'inf�me " accord en 17 Points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souverainet�. Un accord inique, qui sera d�nonc� plus tard par le XIV�me Dala�-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une p�riode de neuf ann�es de coexistence difficile.
Les Tib�tains du nord-est et de l'est du Tibet, qui assist�rent les premiers
� l'intrusion de l'Arm�e populaire de lib�ration, fuirent devant la r�pression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est l� qu'une r�sistance arm�e s'organisa, laquelle se propagea bient�t dans tout le Tibet. Tristement c�l�bres dans la m�moire des tib�tains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la sc�ne d'un cycle r�sistance-r�pression qui contraignit des milliers de Tib�tains � fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus s�rs. Mais le ressentiment de ces populations, engendr� par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tib�tain, s'abreuvait encore des r�cits de destruction des monast�res et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les r�fugi�s venus du Tibet oriental. Bient�t, le m�contentement qui couvait se traduisit par une d�fiance ouverte � l'�gard de la Chine.
Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui
descendent dans les rues de Lhassa pour r�clamer l'ind�pendance du Tibet. Ce
mouvement de protestation, port� par une population d�j� exasp�r�e, fut
r�prim� dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, pr�s de 87 000
tib�tains furent massacr�s dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus
de trois jours � l'Arm�e Populaire de Lib�ration pour venir � bout du
soul�vement, mais elle ne r�ussit pas � �touffer le mouvement de r�sistance
qui se r�pandait dans tout le Tibet.
Le soul�vement du 10 mars et sa r�pression inconditionnelle eurent pour
cons�quence la fuite vers l'Inde du Dala�-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 tib�tains. Le gouvernement tib�tain en
exil, depuis son si�ge de Dharamsala, petite ville situ�e au nord de l'Inde
dans les contreforts de l'Himalaya, a d�velopp�, sous la conduite du Dala�-Lama, une r�sistance non violente � l'occupation chinoise, r�sistance qui a donn� naissance � un Mouvement pour la libert� du peuple tib�tain �tendu aujourd'hui � l'�chelle mondiale.
Aussi chaque ann�e, o� qu'ils soient, les Tib�tains comm�morent le 10 mars,
pour qu'eux-m�mes se souviennent et pour rappeler au monde que les tib�tains
qui sont morts pour la cause de la libert� ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse rena�tre un Tibet libre.
merci de votre attention. et merci de faire suivre ce message autour de vous...
photo: manifestation pour le tibet, paris, 10 mars 2002 par no�mie ventura.