August 10, 2004

Non, non, non!! les végétariens ne mangent pas de poissons!!!!!

Si y'a bien un truc qui m'énerve: ce sont les gens qui se disent végétariens alors qu'ils mangent du poisson. non, non, non. Par définition, un végétarien c'est quelqu'un qui ne mange pas d'animaux, et les poissons sont des êtres sensibles qui ressentent la souffrance. C'est trés important, faut être carré la dessus si on veut que le végétarisme/lisme soit pris au sérieux en france (en europe, en occident, dans le monde, l'univers...). Il est trés important de bien montrer que le végétarisme/végétalisme sont des modéles de vie valable. Et non pas des gens qui prêchent de grandes choses, en mangeant un peu de poisson de temps en temps. NON!
Donc: quelqu'un qui mange du poisson de temps en temps n'est pas un végétarien. C'est quelqu'un qui ne mange que trés peu de viande (et c'est déjà bien).

- Les végétariens ne mangent JAMAIS d'animaux

- Les végétaliens ne mangent JAMAIS ni animaux, ni sous produits animaux (terrestres ou marins), ni oeufs, ni lait, ni miel... En pratique un végétalien ne s'en tient pas qu'aux produits qu'il mange et est souvent "vegan"

- Les vegans: en plus d'être végétalien, le vegan n'utilise aucun produit d'origine animale dans toutes les facettes de sa vie. Que ce soit ses habits, chaussures, produits cosmétiques, objets divers, agriculture, loisirs, etc... il n'utilise donc ni cuir, ni laine, ni fourrure, ni cire d'abeille, ni produits testés sur les animaux, etc. Un vegan n'accepte d'utiliser dans sa vie que des produits non issus de la souffrance animale: végétaux, minéraux, ou micro organismes (non testés sur les animaux). Ce mode de vie reste un idéal, mais il est approprié et il tient à chacun d'y tendre selon ses possibilités.

Pourquoi il est important de ne pas manger de poissons:

"LES ANIMAUX MARINS (POISSONS, CRUSTACES, ETC.) SOUFFRENT AUSSI !

Malgré ce que les apparences nous poussent à croire, le monde des animaux aquatiques est d’une grande complexité. Les poissons, tout comme les humains ou les autres animaux terrestres, perçoivent, ressentent, souffrent, communiquent.

La plupart des poissons produisent des sons (malheureusement seulement audibles grâce à un hydrophone) lorsqu’on les touche, lorsqu’on les tient, lorsqu’on les poursuit.

Leurs sensations, qu’elles soient visuelles, olfactives, gustatives ou tactiles sont aussi très développées, souvent beaucoup plus que chez la majorité des autres animaux. Leur système nerveux présente les mêmes récepteurs à la douleur que les nôtres.

Ils ressentent aussi la peur : comme chez l’humain, leur fréquence cardiaque augmente, ainsi que leur rythme respiratoire ; une décharge d’adrénaline est libérée lorsqu’ils sont traqués, par exemple. Il a été démontré que les perches apprennent rapidement à éviter les hameçons en voyant d’autres poissons se faire prendre.

Les poissons ressentent donc la douleur, la peur, la privation de liberté ou le stress dus aux stimuli sensoriels violents. Les maintenir enfermés en aquarium les prive de leurs besoins fondamentaux, les soumet quotidiennement aux chocs que sont les bruits, la lumière, les polluants domestiques (fumées, parfums). Nombre d’entre eux meurent ou sont blessés lors de la capture (dynamite, bombe de cyanure, anesthésiant, prise au filet). Ceux qui survivent souffrent d’ennui, de stress, et / ou de troubles divers.

Des milliers de milliards de poissons meurent aussi pour le commerce agroalimentaire, leur mort n’est alors ni rapide, ni indolore (l’agonie pouvant durer plusieurs jours). Dans les filets, les poissons meurent étouffés, écrasés. Lorsqu’on les remonte, les frottements leur mettent les flancs à vif, la décompression fait exploser leur vessie natatoire, sortir les yeux de leurs orbites, ou l’œsophage et l’estomac par la bouche. Beaucoup sont congelés ou vidés vivants, on les extrait souvent du filet au moyen de crochet. Outre les poissons, de nombreux mammifères, tortues, oiseaux sont pris dans les filets et meurent.

La pêche de loisirs, elle, ne tue les poissons que par « amour » du sport. La douleur infligée par l’hameçon perforant les chairs, déchirant la bouche, provoque de vives manifestations de panique : le poisson se débat, crache, coule. Ensuite, il est jeté à terre où il est brûlé et asphyxié lentement par l’oxygène de l’air. Relâcher les poissons, parfois avec l’hameçon encore accroché aux branchies ou aux organes intérieurs, s’ils l’ont avalé, revient à leur infliger une incapacité temporaire ou permanente à s’alimenter, à se déplacer, voire une agonie interminable. Certains poissons sont mutilés pour servir d’appât afin d’en pêcher d’autres.

Des millions de poissons pêchés chaque année dans les cours d’eau sont issus de la reproduction artificielle et consanguine : dégénérés, si peu craintifs qu’ils ne savent même plus se protéger.

Les poissons comme beaucoup d’autres animaux sont assimilés par l’humain à des objets : on peut les empoisonner, assécher leur plan d’eau, on peut les mutiler, les frapper, les éventrer, les capturer, les décapiter, aucune importance, notre incapacité à percevoir leur terreur et leurs souffrances nous invite à penser qu’ils n’en éprouvent aucune !

Même si nous ne ressentons généralement que peu de compassion pour les animaux aquatiques, refuser de pêcher, de manger ou de tenir des poissons enfermés dans des aquariums, c’est prendre conscience de leur capacité à éprouver des émotions et des sensations douloureuses."

Extrait de l'excellent livret: "Végétarien & Végétalien Vivre Sans Manger les Animaux"; lisible, imprimable et commandable: ICI
édité par l'association Toulousaine AVIS qui a fait un excellent travail en réalisant ce petit livre et qui aurait bien besoin de notre soutien à tous.

merci de votre attention,

noémie.

Posted by noemie