May 28, 2005

"S.O.S. (Same Old Shit)"

"I've learned the words I've heard the song
I'm sorry we just don't get along
In other words I don't agree
It's someone's fault and I know it's not me

I know the rules of society
I know the game but I don't wanna play
I do my best and stick to what I think is right
I may not have a chance but I don't give up the fight

It's the same old talk and the same old story
Why can't everybody be like me
Can't things be the way they should be
How can I find a way to make 'em see

This is my world this is my land
And you will never know the hours that I spent
To find the trick to make it bend
It's me who's right and you don't understand

It's the same old talk and the same old story
Why can't everybody be like me
Can't things be the way they should be
How can I find a way to make 'em see

It's the same old talk sos
It's the same old talk sos
It's the same old talk sos
It's the same old talk sos"

Burning Heads, Escape.

Posted by noemie | Permalink

conseil...

Un conseil pour les amateurs d'actions directes sauveteurs de homards, crabes ou autres animaux venus de la mer que l'on vend vivant sur les étales des supermarchés... ceux qui ne supportent pas de voir agoniser ces animaux sur de la glace, se faisant torturer par des enfants en mal de connerie dans l'indifférence générale... si vous décidez de les acheter ou de les voler pour les libérer et les relâcher en mer, leur offrir le droit à une seconde chance de s'en sortir, ou juste de leur payer le luxe de mourir avec le goût de la mer dans la bouche et leur éviter ainsi une mort horrible, ébouillantés dans la casserole de Martine, bien contente d'en foutre pleins la vue à ses invités avec son plateau de fruits de mer.. bref, si vous décidez de les sauver et que vous les sortez de là... surtout : ne les aspergez pas d'eau minérale, c'est fatal. Même s'ils sont encore vaillants une fois installés dans une bassine sur le siége arrière de la voiture... pas d'eau minérale, non, non, non, c'est la mort assurée! :o(

bons sauvetages,

noémie.

Posted by noemie | Permalink

May 27, 2005

pour une fois...

Oui, oui, oui je bourine en ce moment au niveau des posts sur le photoblog... et de une nouvelle photo encore, et une autre, et encore une autre... le pire c'est que j'en ai tellement à poster que je ne sais plus par où commencer (la preuve : je me met à poster les planches contacts ;o). Comme je le répète depuis des mois, je suis avare en posts de nouvelles photos car je suis sur plusieurs projets pour lesquels je voudrais garder mes photos inédites. Je crois bien que je n'ai jamais pris autant de photos que ces derniers mois, et j'ai développé une grosse quantité de films. Cette semaine je bosse sur les tirages pour mon expo pour le wct (cf précédent post) et je n'arrive pas à me résoudre à ne faire le tirage que d'une vingtaine de photos. Je suis toujours tentée d'en faire plus, et si ça continue, je vais exploser les budgets, niveau papier photo!

Vous noterez que pour une fois je parle un peu de moi et que je ne suis pas en train de dénigrer le nouveau Nine Inch Nails...

bonne nuit,

noémie.

Posted by noemie | Permalink

May 24, 2005

"piscine dans le salon, BM dans le garage, promenade en avion, 12 pièces à l'étage..."

Ce split des burning heads/ vulgaires machins, quelle classe quand même... mais ce dernier album de NIN par contre, c'est bien dommage... j'en viens presque à regretter que Trent Reznor ait arrêté la drogue! Je préférais ce qu'il faisait quand il était tox-alcoolo... là c'est vraiment sans saveur, son dernier album est presque un cliché de lui même : toujours le même son, les mêmes formules magiques... vraiment il aurait pu nous sortir ça un an et demi aprés the fragile, on aurait compris... là tout se temps pour ça... dommage :o(

Par contre l'album de the evens est toujours aussi beau, et la vidéo hot chocolate de spike jonze, quelle classe!

Posted by noemie | Permalink

"england for ever!!"

recto.jpg

vrso_vecto.jpg
photos : www.noemieventura.com

C'est ce que disait Mirwais aux français fans de sa copine madonna, sur le point de l'acclamer... ça m'avait fait sourire... et c'est ce que j'ai pensé ce week end, en angleterre. Parce que sur bien des points, l'angleterre c'est quand même bien. J'étais à Newquay, en Cornouailles, pour le Roxy Jam, l'étape anglaise des championnats du monde de surf féminin. Bon d'accord j'ai bien eu un peu froid de temps en temps, mais j'étais à vegan paradise!! vous en connaissez vous des hotels en france où il y a des gateaux vegans qui vous attendent sur un coin de meuble?? ça n'était pas une attention spécialement pour moi, chaque chambre avait son petit plateau bouilloire - sachets de thés - cafés - sucre - gateaux labellés "V", et j'ai trouvé ça énorme. ça faisait environ un an et demi - deux ans que je n'étais pas revenue en angleterre, d'ailleurs c'est drôle je l'ai retrouvé là où je l'avais laissé, à l'époque j'y étais pour faire des photos de Sarah Bentley et pour les Board Masters à Newquay, ça devait être en juillet 2003. Cette fois-ci, ma chambre donnait sur la mer et sur le jardin où j'avais fais ces photos avec Martin Potter, juste avant de sauter dans la mini de ma copine Gina, qui croulait sous les planches de surfs et qui m'attendait pour retourner sur londres...

J'ai fais une belle traversée aujourd'hui. Je me suis réveillée en angleterre, j'ai survolé la france, atterris à Biarritz et je suis passée en Espagne. 3 pays dans la même journée, ça me plaît bien ça...

Au début du mois, j'ai fait une expédition éclair à strasbourg avec Surfrider Foundation... 24h de route, deux mini bus, des lignes et des lignes d'autoroutes... je les suivais pour faire des photos de l'action qu'ils ont fait au parlement européen, où était ré examiné l'amendement qui datait de 1975, sur la qualité des eaux de baignades. Je m'apprête justement à mettre une photo là dessus sur mon photoblog, mais le reportage complet devrait être visible dans le numéro de Surf Session du mois de juin. Il devrait y avoir d'autres petites choses dedans... mais euh.. vous verrez.

Je prépare mon expo sur le surf féminin, pour le Rip Curl Venus surf festival, c'est bien speed... le temps file à une vitesse...

bonne nuit,

noémie.


Posted by noemie | Permalink

May 16, 2005

don't give up the fight...

storewars_poster.jpg

Réalisé par la même équipe qui avait fait l'excellent the Meatrix, voici Store Wars, un petit film de 5 minutes sur le consom'action, never give up!!


noémie.

Posted by noemie | Permalink

May 12, 2005

des envies de meurtre???

grizzly-anderson-02.jpg

Photo : www.steveshunts.com

Allez donc jeter un oeil aux jolies photos que steve et ses amis les gros cons ont ramenés de leurs vacances, en cliquant ici

Steve est un gros con-ventru-barbu de l'oregon qui propose des expéditions où l'on peut jouer à la gueguerre avec ses amis, habillé en treillis/rangers. Jouer au bidasse dans la forêt, c'est bien, tirer sur des animaux sauvages en liberté c'est mieux (et s'ils sont en voie d'extinction, évidemment c'est le top, le but ultime, l'apothéose, le jackpot, la grande classe dans le salon, au dessus du canapé en cuir...) . Un grand amateur de sport le steevie donc, et il propose aussi le service taxidermie... bref, en vrai bon gros con qu'il est, il ne fait pas les choses à moitié et nous montre un peu l'étendue (impressionante, il faut bien le dire) de sa connerie sur son site.

Moi ça m'a donné une idée: devenir tour operator pour la chasse aux gros cons... je calerais des expéditions sur les siennes, mais mon comando à moi traquerait et tirerait sur les potes de steevie... je sens que je tiens un concept là... je vais voir avec Geoff Rowley si je peux reprendre son concept de "vegan pro hunters", ça ferait un bon nom pour mon comando...

Une preuve de plus qui illustre à merveille ma grande théorie : TOUS les chasseurs (et je dis bien TOUS!!!) sont vraiment, vraiment, vraiment, des GROS cons (oui, ton grand pére aussi). ça montre bien à quel point ils sont de fervents écolos amoureux de la nature, aussi...

bon j'arrête où je vais vraiment monter une armée...


noémie aka scarrrie bear.

Posted by noemie | Permalink

May 5, 2005

Les guérilleros de la cause animale

"Aux Etats-Unis, les autorités viennent de mettre en garde les laboratoires pharmaceutiques et les firmes de biotechnologie contre de probables attaques des défenseurs des droits des animaux. Le Federal Bureau of Investigation (FBI) qualifie désormais ces écologistes radicaux d’« écoterroristes ». Au Royaume-Uni, des groupes clandestins n’hésitent pas à recourir aux attentats contre l’exploitation de la faune. Huntingdon Life Sciences (HLS), le plus grand laboratoire d’expérimentation animale d’Europe, est au cœur d’une véritable bataille mondiale depuis quatre ans. Pour libérer les animaux sacrifiés, les guérilleros écologistes cherchent à acculer HLS à la faillite en harcelant ses actionnaires, ses clients et ses fournisseurs.

Impeccable dans son complet veston « en fibres synthétiques », M. Robin Webb tient plus du paisible retraité que de l’aliéné libérateur de zoos joué par Brad Pitt dans L’Armée des douze singes (1). Pourtant, l’homme qui nous reçoit dans un pub de Nottingham est le porte-parole légal du Front de libération des animaux (ALF). Un groupe clandestin pourchassé par les branches antiterroristes de Scotland Yard et du FBI. « ALF est invincible : l’Etat ne peut emprisonner une idée », explique M. Webb, ancien syndicaliste devenu militant végétalien (2), il y a vingt-cinq ans, « en passant un matin devant un abattoir ». « Quiconque, faisant une action pour sauver des animaux ou pour endommager la propriété de ceux qui les maltraitent – du cassage de vitre à l’incendie, en veillant à ce que nul, animal ou humain, ne soit blessé –, peut revendiquer son acte sur Internet au nom d’ALF, qui en retour lui apportera son soutien en cas d’arrestation. » Cette organisation décentralisée rend ALF difficile à infiltrer par la police, et donc à démanteler. « L’Armée républicaine irlandaise (IRA) fonctionne aussi en cellules autonomes. Mais elle dispose d’un commandement centralisé, identifiable. ALF n’a rien de la sorte : m’arrêter pour me faire taire est inutile », se félicite le porte-parole, incarcéré durant sept mois en 1995.

Depuis la naissance de l’organisation en 1976, environ 200 activistes ont été emprisonnés, pour des milliers d’actions. L’ALF revendique même plusieurs « martyrs », dont l’un, Barry Horne, est mort d’une grève de la faim en prison en novembre 2001, alors qu’il purgeait une peine de dix-huit ans pour un attentat contre un magasin de fourrures. Tombé, comme le dit M. Webb, « au nom de la liberté de ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes », les animaux.

La Grande-Bretagne a toujours été en avance sur la question du droit des animaux. La première association de défense de la faune et la première loi contre les mauvais traitements infligés aux animaux sont nées ici dans les années 1820. L’an dernier, la Société royale de prévention de la cruauté envers les animaux (RSPCA, fondée en 1840) a collecté 80 millions de livres (3) versés par quelque 300 000 donateurs.

Le recours à la force par une frange de cette mouvance, dont les militants sont issus de toutes les classes sociales, date des années 1960. En 1963, dans le sud de l’Angleterre, naît l’Association des saboteurs de chasse (Hunt Saboteurs Association, HSA). « Il s’agissait de s’interposer entre chasseurs et chassés afin de sauver ces derniers et de pousser Westminster à interdire la chasse, se souvient M. Webb. En 1973, un petit groupe, autour de Ronnie Lee, commence à incendier les véhicules des chasseurs. Ils étendent ensuite leur campagne aux laboratoires de vivisection et aux magasins de fourrures, et se nomment la Bande de la miséricorde (Band of Mercy). » Trois ans plus tard, les clandestins optent pour le sigle ALF. « Les fronts de libération essaimaient alors, en Amérique latine et en Irlande : ALF estime que l’action violente peut être légitime à court terme afin d’obtenir la justice. En Grande-Bretagne, le mouvement pour l’abolition de l’esclavage et les suffragettes pour la défense des droits des femmes ont recouru eux aussi à des moyens illégaux. Diminutif d’Alfred, Alf a le mérite de compliquer les écoutes téléphoniques. »

Par ses attentats et ses menaces, ALF et ses militants entendent élever les coûts de sécurité jusqu’à rendre économiquement non viable l’« exploitation animale ». Plusieurs centaines d’activistes sont prêts à se mettre hors la loi pour cette cause. Leur palmarès est éloquent : bris de vitrines de boucheries, attaques de poissonneries pour sauver les « homards ébouillantés », incendies d’abattoirs et de magasins de fourrures, harcèlements de cirques et de zoos, assauts des fermes de visons par des commandos cagoulés et libération des captifs (en dépit des ravages provoqués sur la faune des environs par l’invasion de prédateurs), mise à sac de laboratoires de vivisection et des fermes d’élevage, harcèlement de leur personnel devant leur domicile, caillassages de leurs fenêtres, dégradation de leurs véhicules, incendies des camions frigorifiques d’abattoirs. Aux Etats-Unis et en Europe du Nord, ALF revendique régulièrement des actes du même type.

Marqué au fer rouge

Ces actions en faveur des animaux prennent parfois un tour plus violent. En octobre 1999, des hommes armés enlèvent Graham Hall, un journaliste de Channel 4 qui enquêtait sur les militants d’ALF. Avec un fer chauffé au rouge, ils marquent son dos des trois lettres A L F. En février 2000, des alertes à la bombe contre les actionnaires du laboratoire Huntingdon Life Sciences (HLS) provoquent l’évacuation de milliers d’employés de la City. Début 2001, le directeur de HLS, M. Brian Cass, et un cadre de la firme sont agressés par des commandos cagoulés ; des lettres piégées blessent un éleveur et une fillette de 6 ans. D’autres personnes, acteurs ou complices de la souffrance des animaux, reçoivent des menaces de mort et d’enlèvement de leurs enfants. D’autres encore sont victimes de courriers adressés à leur entourage, les accusant de pédophilie.

Deux groupes d’éco-warriors, la Milice des droits des animaux (ARM) et Département de la justice (JD), prônent le recours à la violence contre ceux qui torturent les animaux. Les mêmes écologistes œuvrent probablement pour l’ALF, l’ARM ou le JD, choisissant leur revendication selon l’action commise. Craignant pour leur vie, près de 2 000 patrons ont obtenu du gouvernement que leurs adresses soient retirées de l’équivalent britannique du registre du commerce. Néanmoins, « le drame de la fillette blessée ayant nui à leur cause, les extrémistes prennent désormais garde à ne plus toucher personne », tempère une des cibles potentielles, M. Mark Matfield, directeur de la Société de défense de la recherche (RDS), lobby de l’expérimentation animale. « Leurs actes relèvent plus de l’intimidation : ils n’ont jamais tué. » Les seuls morts de cette lutte sont, outre l’écologiste gréviste de la faim Barry Horne, deux « saboteurs de chasse » et une manifestante contre l’exportation de bétail vivant, renversés par des véhicules dans les années 1990.

En trente ans de combats, le mouvement de libération animale a remporté des victoires notables. Trouver un manteau de fourrure au Royaume-Uni est devenu quasiment impossible. Ces dernières années, plusieurs fermes d’élevage de chiens et de chats destinés à l’expérimentation ont été acculées à la faillite. En janvier 2004, l’université de Cambridge a dû abandonner un projet de laboratoire de recherche neurologique, impliquant des expériences atroces sur des primates (4). Une campagne de pressions sur les entreprises y collaborant a été coordonnée, via Internet, par M. Mel Broughton, un ami de Barry Horne, qui a purgé quatre ans de prison pour possession d’explosifs : en trois ans, le plan est passé du simple laboratoire à la forteresse, son coût s’est envolé de 24 à 32 millions de livres. Intenable pour le conseil d’administration de Cambridge, qui finira par jeter l’éponge, au grand dam de M. Anthony Blair, inquiet pour le développement de la recherche, et de M. Matfield, qui parle d’un « jour noir pour les patients ».

L’écologiste Mel Broughton entend faire échouer un dessein similaire à Oxford : « Ils peuvent s’accommoder d’une manifestation par an, explique-t-il. Mais non d’une pression constante sur leurs actionnaires et leurs fournisseurs. » Contacté en mars dernier par les défenseurs des animaux, le groupe de BTP Travis Perkins s’est presque aussitôt retiré du projet d’Oxford.

Mais l’ennemi principal des guérilleros de l’écologie, la citadelle entourée de barbelés sur laquelle ils concentrent leur offensive depuis quatre ans, celle qu’ils comparent parfois à un camp de concentration, est toujours en activité : Huntingdon Life Sciences (HLS), le plus grand laboratoire de vivisection d’Europe. « Je crois en ce que je fais », nous dit M. Brian Cass, son directeur, bête noire d’ALF depuis vingt ans. « Les bénéfices de l’expérimentation animale sont indéniables pour les patients », soutient-il. Dans ce centre du Cambridgeshire, 70 000 animaux servent de cobayes chaque année pour l’industrie mondiale. « 85 % sont des poissons, des rongeurs, précise un responsable de HLS. Les chiens et les singes ne représentent que 1 % du total. » Ce qui fait tout de même 700 animaux malmenés et sacrifiés.

Sévices en tout genre

En 1996, une journaliste, Zoé Broughton, obtient un poste d’assistante à HLS. Cachée sous sa blouse blanche : une minuscule caméra. En mars 1997, la chaîne Channel 4 diffuse le résultat de ses six mois d’enquête, un documentaire intitulé C’est une vie de chien : le public découvre des laborantins frappant des beagles pour les soumettre à des prises de sang, sous l’œil indifférent de collègues. Le Parti travailliste en campagne retire de HLS son fonds de pension, tandis que des clients du laboratoire rompent leurs contrats. Deux employés sont licenciés et traduits en justice, les autorités suspendent pour six mois la licence autorisant le groupe à procéder à des expérimentations sur des animaux. L’équipe dirigeante est révoquée et M. Brian Cass, ancien patron du laboratoire Covance, est nommé directeur de la firme.

HLS nous a ouvert ses portes. Lors de notre visite, les chiens apparaissent correctement traités : ils accourent à la recherche de caresses. L’un d’eux cependant tremble de peur à notre approche... Propres, leurs cages communiquent deux à deux afin qu’ils puissent socialiser. Les beagles ont droit à trente minutes de promenade par jour... dans un couloir. Les laborantins font preuve de prévenance, mais cet égard est tout relatif : chaque jour, ils leur administrent des produits mélangés à leur pâtée ou via un masque incubateur. Sauf exception, les animaux seront euthanasiés pour procéder à des examens post mortem. Et de leur vie ils n’auront jamais couru dans un champ. « Evidemment, ils n’ont pas demandé à être là », dit un scientifique venu ici après le scandale de 1997. « Mais nous les traitons au mieux. De toute façon, les effets cliniques du stress fausseraient les résultats des tests. Nul ici n’aime utiliser des chiens comme cobayes, mais il n’existe pas d’alternative », affirme-t-il.

« Nous développons l’utilisation de cochons nains pour les substituer aux chiens, explique un autre chercheur, mais nous disposons de plus de données sur le beagle, employé par la recherche depuis les années 1960. » « Pour l’instant, généraliser l’usage de cochons serait préférable en termes de relations publiques, mais non d’un point de vue scientifique », ajoute un responsable. M. Cass relativise la souffrance causée : « 750 millions d’animaux sont tués chaque année dans ce pays pour l’alimentation, contre 3 millions pour l’expérimentation. Tout cela est culturellement très connoté : le chien est consommé en Corée, mais, en Grande-Bretagne, plus de fonds sont collectés pour le bien-être des vieux chevaux de course que pour celui des orphelins. Et les conditions de l’expérimentation sont bien meilleures ici qu’en France ! » Londres interdit, depuis 1997, l’expérimentation animale pour la mise au point de produits de beauté, contrairement à Paris à cause de l’influence de l’industrie cosmétique.

Des fuites ont cependant révélé des tests particulièrement cruels perpétrés à HLS : comme ces gaz CFC testés sur des chiens en 2003, quinze ans après leur interdiction (5). Ou, selon des sources concordantes, ce test d’un médicament pour les os à la demande d’une firme japonaise : 37 chiens ont alors eu les pattes fracturées.

HLS affirme que la loi oblige, avant la mise sur le marché d’un produit pharmaceutique ou industriel, de le tester sur deux espèces de mammifères – le plus souvent le rat et le chien –, afin de prévenir tout effet indésirable sur l’être humain et l’environnement. La réalité est plus complexe. Une source au ministère britannique de l’intérieur commente ainsi le Medecine Act (1968), inspiré par la catastrophe de la thalidomide (6) : « Les règlements n’imposent pas de tests sur les animaux si des données fiables peuvent être collectées par d’autres moyens. Une forte présomption existe que les tests sur les animaux soient probablement une étape obligée pour lancer des produits efficaces et sûrs pour l’homme. » Forte présomption, probabilité, mais non certitude scientifique. Les adversaires de la vivisection donnent des exemples où des drogues ont eu des effets secondaires sur l’homme, mais aucun sur les animaux, et réciproquement (7).

M. Robert Combes est le directeur scientifique du Fonds pour le remplacement des animaux en expérimentation médicale (Frame). Ses équipes cherchent des solutions de rechange à l’expérimentation animale afin de la supprimer à moyen terme, avec le financement des associations de défense des animaux comme des compagnies pharmaceutiques – ce qui fait du Frame une « cible légitime » de l’ALF. Selon le professeur Combes, la nécessité supposée des tests sur animaux relève beaucoup du « conservatisme scientifique » : « La recherche fondamentale n’est pas intéressée par les alternatives. L’énorme potentiel de la simulation informatique est ainsi sous-développé. » La nécessité est surtout économique : « Au Japon et aux Etats-Unis, les tests sur les animaux sont obligatoires », explique-t-il. Ce que confirme notre source au ministère de l’intérieur : « Les entreprises veulent vendre leurs produits dans plusieurs régions économiques et établissent leurs tests en conséquence. » Le professeur Combes ajoute : « Les tests sur animaux sont plus simples à réaliser, les alternatives, sous-financées, ne sont pas une priorité. »

L’industrie pharmaceutique fait campagne sur la « triste nécessité » de la vivisection, mais se montre bien pingre à l’heure d’investir dans ses alternatives. HLS donne à Frame une participation symbolique qu’il médiatise avec soin. Les compagnies dont il est le sous-traitant répondent à une logique de profit : lancer un produit sur le marché mondial, au moindre coût, en se garantissant légalement en cas d’imprévu pour la santé humaine ou l’environnement.

Dans la guérilla des défenseurs des animaux contre la vivisection, HLS est devenu le symbole à abattre. Le collectif SHAC (Stop Huntingdon Animal Cruelty) publie sur son site Internet (8) les noms des entreprises coopérant avec HLS, et invite son public « à agir » : mails, fax, coups de téléphone, puis piquets réguliers devant les bureaux avec des photos de chiens dépecés.

Viennent ensuite les manifestations nocturnes devant le domicile des cadres de HLS, parfois des violences contre les biens et les personnes, car les adresses du personnel circulent aussi sur la Toile. Contrairement à ALF, SHAC officiellement « n’encourage ni n’incite aux actions illégales », bien que le responsable du collectif, M. Greg Avery, ait lui-même été plusieurs fois condamné pour y avoir recouru. Rencontré sur Oxford Street à Londres, alors qu’il fait signer des pétitions et collecte des donations pour SHAC, M. Avery raconte : « La fermeture d’Hillgrove [un élevage de chats de laboratoire acculé à la faillite en 1999] nous a montré comment atteindre la cible en visant ses actionnaires. » Harcelés, soucieux de la tranquillité de leur personnel, les actionnaires de HLS quittent un à un son capital : Barclays, HSBC, Oracle, Merrill Lynch...

En janvier 2001, les pressions conduisent la Royal Bank of Scotland à abandonner également HLS, sauvé in extremis de la faillite par un investisseur américain, Stephens Group. En 2002, HLS tente de semer SHAC en quittant la City et en faisant coter ses actions au Nasdaq new-yorkais, où l’actionnariat peut rester anonyme. Mais c’est alors son cabinet d’audit, Deloitte & Touche, qui est visé et doit suspendre sa collaboration. Peu après, son assureur, Marsh & McLellan, fait de même, contraignant l’Etat britannique à assurer directement le laboratoire. Ses clients japonais sont harcelés à Londres, à Tokyo, en Suède, en Suisse, en Italie...

La nuit du 25 septembre 2003, en Californie, un attentat à la bombe revendiqué par le groupe « Cellules révolutionnaires » ravage les bureaux d’un client nippon de HLS. Le ministre britannique de la science, lord Sainsbury, part à Tokyo rassurer l’industrie pharmaceutique. La City parle de « terrorisme de l’investissement » menaçant le secteur de la recherche et projette d’offrir une prime pour obtenir des informations confondant SHAC. Au secours de la Bourse, le Financial Times écrit : « Un petit groupe d’activistes réussit là où Karl Marx, la bande à Baader et les Brigades rouges avaient échoué. »

Au prix d’une centaine de milliers de livres, selon M. Cass, Huntingdon Life Sciences a obtenu, en 2003, une injonction civile empêchant les manifestants d’approcher ses locaux et les domiciles de ses employés. Ses clients ont fait de même. SHAC contourne l’obstacle en visant désormais des « cibles secondaires », trop modestes pour débourser les 20 000 livres que nécessite l’injonction, tandis que le nombre d’actions violentes doublait (quarante-six au premier trimestre 2004).
Faire bouger la démocratie

En quatre mois, vingt-deux sociétés ont déjà rompu avec HLS. Certaines n’ont qu’un lien ténu avec le laboratoire, comme la compagnie de taxis qui achemine cadres et clients. M. Mark Matfield a comptabilisé 400 personnes ciblées, qu’il tente de regrouper au sein d’une association de victimes. « Certaines souffrent de dépression nerveuse. Des familles sont terrorisées. » M. Jonathan Djanogly, député conservateur d’Huntingdon, demande une répression accrue, sur le modèle de celle visant le hooliganisme : « Ces terroristes s’attaquent aux principes de la démocratie », nous déclare-t-il.

Le mouvement de libération animale préfère qualifier ses pratiques de « démocratie participative », face à l’inertie de la démocratie représentative. « Avant son élection en 1997, le New Labour avait multiplié les promesses aux défenseurs des animaux. Il les a reniées », rappelle M. Mel Broughton, le tombeur du laboratoire de Cambridge. « Barry Horne s’est laissé mourir de faim pour rappeler à Blair son programme. Les politiques sont trop liés à l’oligarchie pour agir : l’action populaire directe permet de leur imposer un agenda politique. »

Face aux groupes de pression industriels, l’action des défenseurs des animaux influence la prise de décision politique. M. Matfield admet lui-même que « leurs manifestations légales ont contribué au débat et permis que le pays se dote, en 1986, de la loi sur l’expérimentation animale la plus stricte au monde ». Dans un même mouvement, Londres s’apprête à durcir la répression contre les éco-warriors et promet la création d’un vaste centre national de recherche sur les alternatives à l’expérimentation animale.

Dans un pays au bipartisme rigidifié, où l’alternative électorale se limite à un choix entre les travaillistes devenus néolibéraux de M. Anthony Blair et la droite ultra des héritiers conservateurs de Mme Margaret Thatcher, des secteurs de l’opinion souffrent d’une absence de représentativité. En ce sens, les actions – non violentes – des écologistes défenseurs des animaux montrent qu’il est possible de faire bouger la démocratie parlementaire britannique. Et de défendre une noble cause."

Par Cédric Gouverneur.
Source : www.monde-diplomatique.fr


(1) Film de Terry Gilliam (1995), inspiré du court-métrage de Chris Marker, La Jetée. Interprètes : Bruce Willis et Brad Pitt.

(2) Quatre millions de Britanniques sont végétariens. Environ 250 000 sont végétaliens, ne consommant ni n’utilisant aucun produit issu de l’animal : chair, œuf, lait, beurre, fromage, cuir, laine…

(3) Plus de 121 millions d’euros. 1 livre équivaut à 1,51 euro.

(4) Boîte crânienne découpée, conscients, les singes se voient planter des électrodes dans le cerveau pour l’étude du fonctionnement des neurones, six heures par jour, cinq jours par semaine. Les partisans de ces expériences invoquent la proximité entre l’homme et le singe ; leurs détracteurs expliquent que cette même proximité rend ces souffrances éthiquement injustifiables.

(5) The Observer, Londres, 20 avril 2003.

(6) Ce médicament a été responsable d’une catastrophe sanitaire en 1957. Prescrite aux femmes enceintes, la thalidomide provoqua la naissance de milliers d’enfants sans bras. Pour les adversaires de la vivisection, c’est la preuve de l’inutilité des tests sur les animaux, qui n’avaient rien décelé. Ses partisans regrettent au contraire un nombre insuffisant d’expérimentations animales.

(7) On lira sur le site de One Voice des alternatives à la vivisection : cultures de cellules humaines, simulation informatique, etc.

(8) Voir la rubrique : HLS Clients


Posted by noemie | Permalink

May 2, 2005

Jennifer Lopez accueillie par des défenseurs des droits des animaux à une avant-première

"Les défenseurs des droits des animaux figurent désormais au rang des détracteurs de Jennifer Lopez. Plusieurs dizaines de manifestants de la PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) ont accueilli bruyamment l'actrice américaine lors de l'avant-première de son dernier film à Los Angeles pour protester contre le lancement de sa ligne de vêtements.

Les manifestants, dont certains étaient déguisés en animaux, protestaient contre la présence de fourrure dans la collection, affirmant avoir demandé en vain son retrait à plusieurs reprises.

"Elle pourrait se distinguer de manière positive mais tout ce qu'elle fait c'est causer la mort de nombreux animaux", expliquait Linda Kraemer lors de la manifestation qui s'est tenue vendredi lors de l'avant-première de "Monster-in-Law", le dernier film de Jennifer Lopez.

Interrogée sur ce qu'elle pensait de cet inhabituel comité d'accueil, la star a répondu: "Je n'en pense rien".

Dans "Monster-in-Law", J.Lo subit les foudres d'une belle-mère acariâtre interprétée par Jane Fonda, dont c'est le grand retour sur les écrans de cinéma. "

Source : yahoo! actualités

Petit rappel des faits : cf cette vidéo, ainsi que la campagne de Peta contre Jlo, www.jlodown.com.

quelques sites contre la fourrure :
www.furisdead.com
www.fourrure-torture.com

merci,

noémie.

Posted by noemie | Permalink

Action Peta à Pampelune...

unnamed.gif

http://peta.france.online.fr/

"Départ organisé de la France pour une manifestation anti-corrida à Pampelune le 5 juillet 2005

Avis à tous les militants,

Nous avons besoin de votre aide! Rejoignez-nous à Pampelune, en Espagne le 5 juillet prochain pour faire de la cruelle course de taureaux au cours de laquelle des animaux terrifiés sont lâchés dans les rues avant d'être massacrés dans les arènes, une tradition du passé et en nous aidant à mettre en place une nouvelle tradition : La Course Humaine !

La quatrième Course Humaine se déroulera en juillet 2005. Chaque année, le nombre de participants est multiplié par deux, nous espérons donc que cette année, il y aura encore davantage de participants! En 2004, 300 militants se sont rassemblés pour une manifestation étonnante et haute en couleurs. Certains manifestaient en sous-vêtements, d'autres en short ou tout habillés. Ils portaient des pancartes: "Arrêtez ces corridas sanglantes !" et "Rejoignez la Course Humaine" en suivant le même parcours que les taureaux sont forcés à courir. Accueillis par des encouragements et des sifflets, cette manifestation joyeuse et légère fut un énorme succès, tout en attirant l'attention sur un problème d'une extrême gravité : la terrible cruauté des corridas. A terme, nous espérons que la Course Humaine deviendra si populaire qu'elle remplacera le cruel lâché de taureaux. Cette année, nous devons être encore plus nombreux, venus des quatre coins du monde, c'est pourquoi nous avons besoin de vous. Soyez l'un des 600 militants dans les rues de Pampelune en ce mois de juillet !

Nous mettons à votre disposition des bus au départ de plusieurs villes européennes et nous aimerions que vous soyez du voyage. Les bus prendront en charge des militants à Calais et Paris en France, à Stuttgart en Allemagne et à Londres en Angleterre. Un autre autocar partant de Nice prendra en charge les militants du sud de la France. En plus de Nice, il s'arrêtera à Toulon, Marseille, Montpellier, Nîmes, Toulouse et Tarbes.

Voici leur itinéraire actuel :

Samedi 3 juillet 2005 :
-> Deux bus partiront de Londres en fin d'après-midi et s'arrêteront à Calais, pour prendre des militants.
-> Un autre bus partira de Stuttgart et s'arrêtera à Paris, pour prendre d'autres militants.
-> Enfin un 3e autocar partant de Nice prendra en charge les militants du sud de la France.

Dimanche 4 juillet :
-> Les bus arrivent au camping en fin de matinée. Détendez-vous et allez nager ou vous balader ! Un barbecue végétalien aura lieu dans l'après-midi. Vous pourrez y rencontrer les autres militants venus d'Europe entière.

Lundi 5 juillet :
-> A vos marques... prêts... partez ! La Course humaine commence à 13h00 précises. Après la course, une fête aura lieu en l'honneur de toutes celles et ceux qui auront participé à la Course Humaine et qui auront contribué à attirer l'attention sur la souffrance des taureaux. Passez le reste de la journée à visiter Pampelune ou à distribuer de la documentation anti-corrida aux habitants locaux.

Mardi 6 juillet :
-> Les bus repartent pour Londres (via Calais) et Stuttgart (via Paris) en fin d'après-midi.

Mercredi 7 juillet :
-> Les bus déposent les gens à Calais et à Paris tôt le matin et arrivent à Londres et à Stuttgart en milieu de matinée.

Le transport et l'hébergement sont coûteux c'est pourquoi nous demandons une participation minimale de 35€ par personne pour aider à couvrir une partie des frais. Si vous le désirez, nous mettons à votre disposition des formulaires de parrainage pour vous aider à récolter des fonds en sollicitant vos amis, vos collègues de travail et votre famille. Évidemment, 35€, c'est loin de couvrir l'intégralité des dépenses qui s'élèvent à environ à 190€ par personne, toute participation supérieure à 35€ sera donc bienvenue. Mais le plus important, c'est que vous veniez !

Nous disposons de places en nombre limité dans les bus, alors inscrivez-vous dès maintenant ! La date limite d'inscription est fixée au vendredi 27 mai 2005.

Si vous êtes anglophone, contactez Sofia de PETA Angleterre. Si vous êtes francophone, contactez Laëtitia, membre de PETA en France et responsable de la promotion de la course humaine pour la France, qui répondra à vos questions. N'oubliez pas de fournir votre adresse e-mail, votre adresse postale, vos numéros de téléphone fixe et portable ainsi que la ville de laquelle vous partirez (Calais, Paris, Stuttgart ou du sud de la France).

Sofia Leander
Administrative Assistant
PETA Europe
PO Box 36668
London SE1 1WA
www.peta.org.uk
E-mail: SofiaL@peta.org.uk
Tél: 0044 207 357 0901 ext. 223

Laëtitia Larrieux
Membre de PETA en France
Responsable de la promotion de la course humaine pour la France
Site d'informations en français sur la course humaine (site non officiel de PETA) :
http://peta.france.online.fr/
E-Mail : pampelune05@laposte.net

Si vous voulez prendre le car qui prend en charge les militants du sud de le France, vous devez impérativement vous adresser à Laëtitia.

Questions fréquemment posées :

Faut-il courir longtemps?
-> Ne vous inquiétez pas! La course fait moins d'un Km et ne prend que 10 minutes, les participants ne courent même pas vraiment en général, il s'agit plutôt d'une marche rapide. Pensez surtout au superbe bronzage que vous obtiendrez!

-> Q'en pensent les habitants de la région?
Les 3 années précédentes, ils ont adoré! De nombreux participants étaient d'ailleurs espagnols et les gens riaient et nous encourageaient à notre passage. Les habitant de Pampelune, deux hommes âgés en particulier, nous ont remerciés d'être si courageux. Ils ont dit que les corridas étaient répugnantes et que cela devait s'arrêter, que nous avions eu la bonne idée.

-> Doit-on forcément être nu?
Non bien entendu! De nombreux participants choisissent de courir nus ou en sous-vêtements mais y aller habillé, c'est bien aussi, tout ce que nous demandons c'est qu'alors vous soyez habillés tout en blanc.

Pour vous faire une idée de la fantastique couverture médiatique de notre manifestation et pour voir des photos de la Course Humaine de l'an dernier, visitez notre site Web :

En anglais : www.runningofthenudes.com (site officiel de PETA)
En français : http://peta.france.online.fr/ (site non officiel de PETA)"

Merci de votre attention,

noémie.

Posted by noemie | Permalink