December 31, 2005

Hubli, Karnataka, India

"time and tide wait for none"...

"this, verrry dangerr!" m'a affirme hier mon jeune ami Lobsang Topden au sujet des fantomes. Ici tout va bien, pas de fantomes a l'horizon. Un jeune moine tibetain est sur l'ordi a cote de moi, en train de consulter des mails imaginaires. Apres avoir longtemps clicke et tapote dans le vide, il vient de comprendre qu'il y avait un bouton pour redemarrer l'ordinateur. Maintenant il s'amuse donc a redemarrer l'ordi, a tapoter sur la clavier et a jouer avec la souris. S'il continue comme ca, il va finir pas demarrer en mode sans echec :o) c'est le gars du cyber cafe qui risque de ne pas etre fan...

Aujourd'hui, retour a la civilisation le temps d'une journee de courses a Hubli, la ville des environs, apres une dizaine de jours dans un camp de refugies tibetains, coupee du monde. Loin des routes, des magasins... dans un monastere. Avec les moines, nous partons mercredi pour suivre un enseignement du Dalai Lama, pendant une quinzaine de jours.

Ici la vie s'ecoule paisiblement, je vis au meme rythme que les moines. Je me leve tot le matin et je me couche tot. J'ai revu pleins d'amis et on passe beaucoup de temps a discuter. Du bouddhisme, du Tibet, de la vie, des animaux, du vegeta*isme...(le monastere est vegetarien).

Hier soir seance de cinema au monastere. Les moines ont regarde Himalaya en tibetain et ca leur a bien plu. Surtout qu'il y a des gens de leur village natal dedans. On a enchaine avec un film indien, Rehena hai tere dil meh, qui m'a bien plu.

bonne annee,

no amy.

PS : l'ordi de mon voisin s'est mit a faire un drole de bruit... du coup le gars du cyber cafe l'a vire...

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December 22, 2005

Mumbai d'hier et d'aujourd'hui...

Je suis bien arivee a Mumbai (anciennement Bombay mais rebaptisee Mumbai pour se debarrasser des noms de la colonisation anglaise). Je me suis balladee dans la ville cet apres midi et je suis contente de constater que cette ville a change, mais en mieux. Souvent les choses ici ont tendance a changer en moins bien, en s'occidentalisant par exemple, mais la ca n'est pas le cas. Il y a malheureusement des enseignes de fast food celebres, et des publicites tres americaines, mais dans l'ensemble ca va. Ca reste l'Inde et ca reste Mumbai. Une tres grosse ville tres cosmopolite, mais qui sait pour l'instant garder l'etat d'esprit indien. Je me faisais la reflexion en me balladant justement : je suis en inde, je n'ai pas du tout l'impression d'etre ailleurs. Il n y a pas de gratte ciels, pas d'enseignes geantes qui clignotent... mais des affiches de films indiens, des pubs en hindi. C'est ca qui est beau en inde, c'est que quoi qu'il arrive, les indiens aiment leur pays et leur culture. Bien sur qu'ils louchent en regardant MTV mais ils parviennent a l'adapter a leur culture et a leur mode de vie sans trop de casse. J'ai bien vu quelques indiennes tres occidentalisees dans un cafe tout a l'heure, mais je me suis demandee si elles n'habitaient pas en occident et si elles n'etaient pas juste venu voir leurs familles. Les avions vers l'Inde sont pleins et les billets abordables se font rares, mais tous ces avions sont pleins d'indiens qui rentrent voir leurs familles pour les vacances de fin d'annee. Mon avion venait de New York, etait enorme et rempli d'indiens. Il n y avait que tres peu d'occidentaux a bord.

Mumbai est tres agreable en cette saison, le climat est parfait, pas trop chaud, ni moite et avec un petit vent marin... il n y a donc presque pas d'occidentaux et l'ambiance est tres decontractee. Les indiens sont cools et droles. Une petite fille vient de m'offrir un bracelet de fleurs. Elle l'a pose sur mon sac photo en me disant qu'elle me l'offrait. Elle n'a pas voulut d'argent. Une scene pareille m'aurait semble impossible dans Colaba, le quartier le plus touristique de Mumbai, il n'y a encore pas si longtemps (ma derniere venue ici remonte a mars 2003). Comme quoi, tout est possible! j'etais restee sur ces memes enfants, dans le meme quartier qui demandaient aux occidentaux de leur acheter du lait maternel pour leur petit frere. Evidemment ledit gosse vous emmenait en vous prenant par la main dans un magasin ou vous vous rendiez compte que ledit lait maternel coutait tres cher :o) et vous aviez le sentiment de faire une grosse connerie en l'achetant, que ce n'est ni le gosse ni son petit frere qui allaient en profiter... du coup vous ne l'achetiez pas et restez avec ca sur la conscience.
Les gamins des rues de Mumbai sont tres surprenants. Le premier que j'ai rencontre, ca devait etre en 2000 je crois, trainait du cote de la gare Victoria et m'avait briefe sur les gosses des rues de Mumbai. Il etait plutot complet sur le sujet, en tant que gosse des rues de Mumbai :o) il m'avait apprit a dire "casse toi, j'ai pas de fric" en hindi pour me debarrasser des hordes de jeunes mendiants. Il etait tres gentil et on avait bien rigoles ensemble. Il ne voulait pas d'argent. Je lui avait donne quelques trucs a manger (c'est le mieux a faire avec les gosses des rues, au moins on est sur de vraiment les nourrir en faisant cela et non pas d'encourager un sale business). Il y a un tres tres beau livre d'images sur le sujet, fait par le photographe italien Dario Mitidieri, qui s'intitule "Enfants de Bombay'. Il a un site, ou quelques unes de ces photos sont visibles. C'est un tres bel hommage a ces enfants des rues. Son reportage a d'ailleurs ete prime plusieurs fois. Dario Mitidieri montre leur quotidien, nuit et jour. Aussi bien les trucs vraiment glauques que les moments de joie.

Je suis avec des moines tibetains, et ils sont encore en train de m'attendre depuis 3 plombes. Nous partons ce soir en train pour le Karnataka.

Je crois bien que c'est tout...

bonne journee,

no amy.

Ps : Excusez l'absence totale d'accents et les fautes de frappe mais il faut que je me re habitue aux claviers indiens :o)

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December 20, 2005

encore sur le départ...

"L'Amour est la pierre angulaire de l'existence humaine".
Sa Sainteté le Dalai Lama.

J'ai retrouvé cette citation tout à l'heure, en relisant un livre que mon père m'avait fait, il y a une dizaine d'années. Je pars pour l'Inde tôt demain matin. Pourvu qu'il ne neige pas, que mon avion puisse décoller sans problème et que je ne sois plus fatiguée et un peu faiblarde.

Je reviendrais régulièrement par ici durant mon voyage, vous devriez donc en savoir plus au fur et à mesure. Je laisse passer la "Magie de noël", et la folie qui s'empare des gens durant cette période. J'en profite pour retourner voir de vieux amis tibétains, là ou Noël n'existe pas et pour suivre un enseignement très important du Dalai Lama qui aura lieu en janvier.

J'espère que vous allez tous mieux que Dudu, qui lui, a cassé sa tête d'ampli, a fait tomber son téléphone dans une bouche d'égout et a fracassé sa voiture. Mais à part ça, il va très bien :o) que du matériel, mais ça doit être lourd quand même quand c'est en série comme ça. Courage Dudu, c'est bientôt la "Magie de noël"...

Bonne nuit à tous,

no amy.

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December 15, 2005

militantisme écologique au sein d'une entreprise

Je suis sur Orléans, le temps de terminer de préparer mon sac avant mon départ pour l'inde, en début de semaine prochaine. ça a été trés speed ces derniers jours. Ambassade de l'inde, derniers préparatifs de dernière minute (faire le plein de films, de Green magma, faire acheminer un carton de fournitures scolaires pour les enfants des camps de réfugiés tibétains et les enfants indiens...) depuis Biarritz jusque ici... mais bon, ça va, j'en vois le bout.

Je risque de déconnecter un peu d'internet ces prochaines semaines, ne m'en voulez donc pas si je post un peu moins sur mon blog et sur mon photoblog. J'essaierais de consulter mes mails régulièrement et de poster des blogs depuis l'inde de temps en temps. Je ne peux rien promettre, mais je ferais de mon mieux, ça c'est promis.

Une petite revue de presse de mes dernières parutions :

- Il y a un sujet sur moi dans le nouveau numéro de Hebe, un magazine espagnol.
- J'ai réalisé des photos de rock stars orléanaises pour le catalogue de Surfrider Foundation, mais ça je vous l'ai déjà dit
- Pour les photos dans le nouveau Surf Session aussi...
- Je travaille sur un projet de nouveau magazine qui sortirait début 2006, mais je n'aime pas trop "vendre la peau de l'ours" comme on dit, donc je vous en dirais plus quand le mag sera sortit et distribué.

- J'ai également enregistré une chanson pour le prochain album de laudanum. Je ne sais pas encore si cette chanson sera sur l'album, qui devrait sortir début 2006. Je vous tiendrais au courant, bien évidemment.

J'ai lu un excellent dossier dans le magazine National Geographic d'octobre 2005, sur les nouvelles énergies, alternatives au pétrole. Je ne sais pas si vous pouvez encore commander ce numéro ou le trouver dans une médiathéque, mais il était trés trés intéressant. En régle générale, les sujets abordés dans National geographic sont complets et bien faits. J'y suis abonnée depuis leur tout premier numéro en français et j'ai appris pas mal de choses grace à eux. Bon je ne lis pas toujours l'intégralité de chaque numéro, c'est selon le temps dont je dispose et les sujets abordés, mais c'est toujours intéressant de lire un article par ci par là. Leur site internet français n'est vraiment pas terrible, par rapport à leur site américain, qui est une véritable mine d'infos et qui est réactualisé tous les jours. Je vais y jeter un oeil de temps en temps et là c'est du haut de gamme!

Ceux qui sont habitués à venir par ici savent sans doute que je milite pour les droits des animaux et l'écologie. Parce que je suis vegan et que je fais de mon mieux pour préserver la planète, j'aime beaucoup Yvon Chouinard et sa marque, Patagonia. Je n'ai pas pour habitude de faire de la publicité sur ce blog, mais il me semble que en tant que consom'actrice il est de mon devoir de faire connaitre les entreprises qui proposent une alternative écologique et sans cruauté aux sempiternels pollueurs esclavagistes qui inondent les magasins.Je vous recommande donc vivement d'aller faire un tour sur le site de Patagonia ainsi que sur : Bend to Baja. Il s'agit d'un reportage sur un voyage d'une équipée de surfeurs. Non seulement, les images sont trés belles mais en plus le fond est là. Il y a notamment cet article sur leur changement de carburant. Ils passent du diesel au carburant végétal. Pour le lire, cliquez sur "Oregon" puis sur "conversion". La dite équipée est composée de : Elissa Pfost, les Malloys : Dan Malloy, Chris Malloy et Keith Malloy ainsi que Jeff Johnson.

Pour ma plus grande satisfaction, Patagonia intégre l'indutrie du surf (et même le surf féminin, avec Water Girl). J'avais d'ailleurs lu il y a bien 6 mois une interview de Yvon Chouinard à ce sujet dans le magazine de surf français Fluid, dans lequel il donnait un "coup de pied dans la fourmilière" en dénonçant le manque de prise de position et de militantisme écologique des marques - empires du surf. Il constatait tristement que si Patagonia était à l'origine de programmes pour l'environnement comme 1% pour la planète, dans la glisse ils sont les seuls à reverser 1% de leur chiffre d'affaire annuel pour l'environnement. Patagonia est la plus grosse boite à le faire, la deuxième doit être la société de Jack Johnson (il en parle d'ailleurs sur son site), les autres sont essentiellement des PME et des micro sociétés comme des profs de yoga ou des gens qui font de l'artisanat. Pourquoi??? j'imagine que 1% du chiffre d'affaire annuel d'une boite comme Quiksilver ou Ripcurl doit comporter plus de zéros que celui d'un prof de yoga..(enfin à mon avis hein... ), et que ça doit paraitre inconcevable à ces multinationales de reverser une telle somme au profit de l'environnement. Pourtant l'environnement et la nature sont le fond de commerce de l'indusrie de la glisse, mais visiblement ce n'est qu'un détail pour eux, alors que comme le dit si justement Yvon Chouinard : "Sans une planète viable, il n'y a pas d'actionnaires, ni clients ou employés"

Patagonia se présente donc une fois de plus comme une alternative aux pollueurs. Ils avaient révolutionnés les sports de montagne en fabriquant des pulls en laine polaire de trés haute qualité en recyclant des bouteilles plastiques. Dans le surf ils sont en train de développer des planches de surf écologiques (plus solides et non polluantes lors de leur fabrication). Les fréres Malloys (cf Bend to Baja) travaillent avec Patagonia la dessus et s'impliquent en tant que grands surfeurs, personnalités célébres du surf et artistes aux côté de la marque.

Bonne journée,

no amy.

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December 12, 2005

" Protect the Ocean without destroying the Earth "

J'ai quelques photos de publiées dans le numéro de décembre de Surf Session, le numéro annuel "spécial photos". J'ai également fait des photos pour le nouveau catalogue de l'association Surfrider Foundation, n'hésitez pas à le commander, ou à le télécharger en pdf sur leur site. Pas spécialement pour voir mes photos (quoique les orléanais amateurs de rock'nd woll devraient s'y retrouver...), mais parce que leur nouvelle collection est trés bien : ils ont plusieurs modéles de sweats et de t-shirts en coton bio :

"Qu'est ce qu'une production bio ? Le coton utilisé pour la fabrication des produits respecte les règles du développement durable : culture extensive, rotation de cultures, production limitée. Le coton utilisé est cultivé sans pesticides et sans produits chimiques. Quand on sait que le coton utilise 25% des pesticides vendus dans le monde pour 3% de la surface agricole mondiale, cela fait réfléchir !

Les dangers des pesticides. Les pesticides utilisés polluent les sols, l'air et pénètrent le cycle de l'eau. Ce sont les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les glaciers et les océans qui seront affectés par ces produits chimiques. La chaîne alimentaire est aussi contaminée : des sédiments au plus petit poisson à l'ours polaire en passant par l'homme ! Les travailleurs et les consommateurs sont aussi exposées : il y a dans un seul tee-shirt 16 grammes de pesticides. Malgré l'image " naturelle " du coton, sa culture est parmi les plus polluantes au monde. Les pesticides font partie de ces " polluants organiques persistants (POP) " qui désignent une classe de composés chimiques caractérisés par les quatre propriétés suivantes : persistance, toxicité, formation de vapeur et concentration en remontant la chaîne alimentaire (bioaccumulation). Ils sont jugés préoccupants dans le monde entier.

Le label " Protect the Ocean without destroying the Earth". Injectée dans un cours d'eau, toute pollution finira un jour ou l'autre dans l'océan. Il est du devoir de Surfrider de montrer l'exemple et d'ouvrir le chemin vers des productions respectant l'environnement. Vous reconnaîtrez nos produits bios par le label suivant : " Protect the Ocean without destroying the Earth ". Une production complètement bio a un coût ! Puisque la culture bio est moins productive, ce mode de culture implique des coûts plus élevés. Acheter en faveur de la protection de l'océan et tout cela en bio demande donc un peu plus ! Nous espérons vivement que vous soutiendrez notre effort d'une production propre et que nous pourrons dès la prochaine collection atteindre l'objectif 100% bio !!!"

Plus d'infos : ICI

bonne nuit,

no amy.

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December 11, 2005

anglet, ce week end, aux sables d'or

L'expo collective de ce week end s'est terminée ce soir et c'était trés bien. J'ai rencontré des gens comme moi, et ça m'a fait du bien de discuter avec des semblables :o) Je suis rentrée avec une super bibliographie d'eco warrior, un beau stylo 4 couleurs, une belle peinture à l'huile sur papier de maïs recyclé, et de trés belles gravures (aussi sur papier recyclé). Je tiens à remercier tous les gens présents ce week end : les autres artistes qui exposaient, l'asso qui organisait (La plage en culture), ainsi que les visiteurs, pour leur intérêt, leur gentillesse et leur ouverture d'esprit. Le vernissage était une belle réussite, et ça m'a vraiment fait plaisir que tout le monde accepte avec le sourire de manger végéta*ien. La plupart des artistes avaient eux même apportés des tartes aux légumes ou des chilis veg, et visiblement chacun était content d'être là et a trouvé le buffet fort à son gout, vu le peu de restes que nous avons eu!

Merci à tous pour votre intérêt et votre gentillesse. J'ai été trés agréablement surprise de voir que les gens étaient dans l'ensemble sensibles aux conditions d'élevage des animaux de ferme. Je n'ai eu aucune réaction hostile, aucune réflexion désagréable, mais des questions, des signes d'approbation et des regards pleins de compassion pour ces animaux sur mes photos. Même l'afffiche contre le foie gras de Stop gavage, qui est un peu hard core n'a pas suscité de réclamations :o)

C'était un trés bon week end, riche en discussions animées et en rencontres passionnantes. Une bien belle expo!

bonne nuit, merci à tous :o)

no amy.

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December 9, 2005

quand je vous dis que ce sont des gros cons...

"Journée bucolique dans l'Orléanais : " Au pays de Bambi "

"D'un côté les chasseurs, de l'autre les rabatteurs. Les uns sont là pour la journée, les autres vivent dans ce coin du Loiret. Rencontre le temps d'une battue en forêt.

LIBERATION - 27 novembre 2005 Par Renaud DELY

Pas un coup de fusil n'a résonné que le gibier a déjà rendu les armes : il baigne dans la sauce, accompagné d'une plâtrée de gratin dauphinois, d'un demi-camembert et d'une tarte aux fruits. Des lampées de vin rouge pour engloutir l'hécatombe. Neuf heures du mat', en route pour une journée nature au grand air patronnée par l'Office national des forêts (ONF) ! Dans la maison forestière d'Ingrannes, à une trentaine de kilomètres au nord-est d'Orléans (Loiret), le repas s'achève. Têtes grisonnantes, accents du cru, anecdotes plein la gibecière, les rabatteurs s'échauffent la voix avant de s'en aller traquer le cervidé. «Tonton», l'aîné de la bande, 75 ans dont 22 de «poussées», Michel, le «chef de traque», un géant bourru au verbe haut. Certains sont retraités, d'autres au chômage. Tous ont en poche un sac en plastique pour les champignons.

Dehors, les 4 x 4 se rangent sur le parking : mocassins en daim, vestes de chasse impeccables, allures de gentlemen farmers, les fusils, parisiens pour la plupart, débarquent. Chacun a déboursé 190 euros «pour faire un trophée», c'est-à-dire ramener les bois des «grandes pattes» (les cerfs). Les rabatteurs cèdent la place aux chasseurs. Les deux mondes se croisent, se toisent mais ne se parlent pas.

Le «chef de chasse», Stéphane Bitaud, de l'ONF, lit les consignes. Il y en a vingt-deux: «En véhicule, l'arme doit être transportée déchargée, ne tirez jamais dans la traque (la parcelle où se trouvent les rabatteurs, ndlr), ne tirez qu'un animal dans une harde de grands cervidés (...), achevez toute bête blessée, après le tir ramassez vos cartouches...» Les balles et le gibier sont rationnés : deux faons, un daguet ou un cerf, uniquement les sangliers jeunes, etc. Stéphane exhorte la troupe à annoncer toute bête tirée avec des coups de cor suivis de «taïaut». Enfin, il précise les amendes pour ceux qui forcent sur la gâchette : 90 euros pour un chevreuil non prévu, 180 euros pour un cerf, etc. Sur le papier, les règles sont strictes et sans appel. «Une autre façon de chasser, propre», assure Stéphane. Mais l'assistance l'écoute distraitement.

Le chef de chasse informe sa meute de la présence de Libération pour la journée. «On peut les tirer, les journalistes ?» demande une voix. Ricanements sur le banc des chasseurs. Sueurs froides du côté de la presse. Le gibier à plume enfile une chasuble fluo orange, histoire d'éviter toute méprise. L'équipage traverse le hall où s'affichent les tarifs des assurances : 15 euros par jour en cas d'incapacité temporaire pour un rabatteur, 15 245 euros pour une «infirmité permanente» et... la même somme en cas de décès.

«Les cris, les chasseurs aiment bien, ça fait folklore»

Un quart d'heure de route plus tard, on descend de voiture pour se placer à l'orée d'une parcelle touffue, à l'angle de la «route de la Feuille-Morte» et de celle du «Petit-Jouy». «Surtout ne bougez pas d'ici, il y a danger.» Bien reçu. Pluie battante, froid glaçant, visibilité médiocre. Un chasseur bedonnant remonte l'allée en courant : «J'ai oublié mes balles», souffle Mercier, fort accent sudiste. Un coup de corne dans le lointain et les rabatteurs disparaissent dans la futaie. Ils crient, hurlent, jouent de la corne de brume, ambiance stade de foot. Pas vraiment pour faire frémir le gibier, habitué au vacarme, mais plutôt pour faire frétiller le fusil. «Les cris, les chasseurs aiment bien, ça fait folklore», confirme Stéphane Bitaud.

Deux biches sortent des fourrés, s'arrêtent au milieu de l'allée. Mercier se retourne : «Pan !» Trop tard. On ose trois pas en retrait, pour observer. A 50 mètres, un chasseur voûté à grosses lunettes fait mouvement. A l'abri ! Trois quarts d'heure plus tard, bredouilles, les chasseurs tirent la tronche. La file de 4 x 4 se remet en route.

Midi, deuxième traque. La parcelle est bien plus vaste, pentue, et, surtout, plus peuplée. A peine une salve de cris que les premiers coups de feu résonnent. Quatre longs coups de cor suivi d'un taïaut (quatre coups plus brefs) : «Un faon tué», traduit Stéphane. C'est Bambi qu'on assassine ! Un sanglier désarmé fuit ventre à terre. «En retour...», hurlent les traqueurs. L'animal se retrouve à découvert. Re-pan ! «Les chasseurs sont contents quand ça tire, ça les motive», commente Stéphane. Les chiens aboient, le gibier trépasse. Cessez-le-feu. Traqueurs et chasseurs se retrouvent nez à nez, à un carrefour. «ça a touché ?» questionne un rabatteur. Pas de réponse. Les fusils, repus, cassent la croûte sur le capot des véhicules. La valetaille fait le sale boulot. Une remorque arrive: deux faons et deux sangliers dans une mare de sang. Julien, cadre à l'ONF, est agacé : «Ils n'avaient pas tout annoncé ! On a beau leur répéter, ils ne le font pas.» Les rabatteurs se penchent sur le butin. Silence gêné. Les fusils ne s'approchent pas. Jean-Claude, «en cessation d'activité depuis quatre mois», est ravi : il a ramassé un gros champignon : «Je ne suis pas chasseur, mais là c'est très bien organisé, très propre.»

«Dans les chasses privées, on tire des colonnes entières de sangliers !»

A 14 heures, troisième battue, dans une forêt de pins, sous des trombes d'eau. Trois cerfs déambulent nonchalamment. Pan tardif. Caramba, encore raté ! «Ah peuchère, moi je sais chasser que le laping...», se gondole Mercier, le fusil le plus inoffensif du Gard. Plus loin, un chevrillard s'en va agoniser dans un fossé. Un chien s'occupe de le réduire en viande hachée. Le chasseur a le triomphe modeste. La dernière poussée est plus fructueuse. Une demi-douzaine de «grandes pattes» se font repérer dans de grandes allées coupe-feu. Une heure de fête foraine et Francis, 75 ans, vue basse et oreille incertaine, trône devant son «272e chevreuil !». La petite bête traîne au sol. Francis tire sur la tête : les bois lui restent dans la main. «Oh, c'est dégueulasse.» Son copain Charles ricane : «Francis, s'il ne tire pas au moins une fois dans la journée, c'est foutu, le soir, il ne peut plus...» Il affiche fièrement ses «85 millions» de redressements fiscaux, raconte qu'il chasse avec «le parrain de M. Chirac», et prend l'air entendu pour raconter ses états de service en Afrique où il s'en va traquer le phacochère, le buffle «et les petites négresses, hein Francis ?». Et de se lamenter : «Y'a pas de gibier, l'ONF fait du fric sur notre dos. Dans les chasses privées, on tire des colonnes entières de sangliers !»

Cinquante mètres plus loin, Julien demande du renfort : «Deux faons blessés à 100 mètres». Ce grand flou de Francis a fait du dégât. Stéphane Bitaud arrive avec un «chien de sang»: «Cherche le sang, cherche le sang, allez, cherche !» La «chasse propre» vire au gore. La quête dure une demi-heure. En vain.

La nuit tombe. Retour à la maison forestière. Bilan : 7 bêtes abattues, un daguet de 132 kg, deux faons de 68 et 55 kg, deux sangliers de 24 kg, un chevreuil de 22 kg et... un chevrillard de 6,8 kg. «Sans les rabatteurs, pas de chasse», annonce Stéphane. «Messieurs» les fusils les applaudissent du bout des doigts. Du sang plein le tablier et les mains plongées dans les entrailles, les rabatteurs découpent les cerfs. Pendant que les chasseurs
retournent s'attabler au chaud pour dégainer des bières."

Cet article, ainsi que des liens vers d'autres articles de Renaud DELY : ICI

Si vous êtes arrivés jusque là, bravo, c'est que vous avez une sacré capacité d'endurance à la connerie !

bonne nuit,

no amy.

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Meet your meat dans une expo collective ce week end à anglet

Bonjour,

Je participe à une expo collective ce week end à Anglet, dans la salle qui se trouve aux Sables d'or, plage du club. Le thème de cette expo est "la plage", mais il se trouve que j'ai eu le droit de faire autre chose. Je compte exposer des photos extraites de ma série "Meet your meat" (cf la gallerie avec le reportage complet :ICI ), sur les conditions d'élevage des animaux de ferme. Le vernissage va avoir lieu tout à l'heure, il sera 1OO% Vegan puisque c'est moi qui m'occuppe du buffet. C'est à partir de 18h30, donc n'hésitez pas à passer si vous êtes dans les parages. L'expo sera en place jusqu'à dimanche soir. C'est trés speed pour moi en ce moment, je dois terminer tous les boulots que j'ai en cour ces jours ci, puisque je pars en Inde dans une dizaine de jours. Voilà les news en bref, je vous en dirais plus bientôt,

bonne journée,

no amy.

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December 6, 2005

Les noix de lavage

Pour reparler du consom'action (oui, je vais vous en remettre une couche avec ça...). Aujourd'hui : les noix de lavage, une alternative efficace aux lessives polluantes. Allez donc faire un tour sur ce site : www.lanoixdelavage.fr qui vous en dira plus long.

Si vous ne voulez pas vous embêter à commander en ligne, sachez que Ecoidées en vend à travers le réseau Biocoop. Le site de Ecoidées ne sera en ligne que dans une dizaine de jours, mais vous pouvez leur envoyer un mail (ecoidees@wanadoo.fr) si vous voulez en savoir plus. Sinon, direction le rayon lessive de votre Biocoop et vous en trouverez, c'est sûr.

Les avantages en bref:

=> Économique: 1 kg de coquilles de noix suffit pour 100-140 cycles de lavage. Ce qui correspond à 2-3 machines par semaine pour environ 25 € par an. Le coût des lessives classiques pour le même nombre de machine est de l’ordre de 40 € minimum

=> Ecologique: Végétal et 100% biodégradable, la noix de lavage ne pollue pas. Elle peut être compostée. Sa production sur l’arbre lutte naturellement contre l’effet de serre.

=> Efficace: L’agent nettoyant est aussi puissant que dans un produit conventionnel. Réutilisable et polyvalent, la noix de lavage permet de remplacer plusieurs produits classiques.

=> Hypoallergénique: Bien tolérée par la peau et sans contre-indication !

=> Préservation du tissu: sa couleur et sa trame sont moins usées par le lavage. Les tissus délicats comme la soie du sari indien sont lavés avec l’eau savonneuse de la noix de lavage.

=> issu du commerce équitable, source de revenu pour les populations locales

=> 100% naturel et sans cruauté... que demander de plus?

Après avoir utilisé les noix en machine, on peut les faire bouillir 10 minutes de manière à obtenir une décoction ayant de multiples usages : en shampoing, en nettoyant ménager, en savon...

Allez donc voir ce site pour avoir plus d'infos.

merci de votre attention,

no amy.

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December 5, 2005

"dans un blizzard de connerie new age"

Apparement, il y avait un stand contre le foie gras dans une rue de Nice ce week end. Ce matin, Nice Matin a relayé cette info à travers ce qu'ils appellent "La phrase", qui consiste à citer une phrase entendu quelque part. Attention, je vais citer... préparez vous ça va faire mal :
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"LA PHRASE :

"Avec toute la misère humaine qu'il y a sur terre, vous vous occupez des canards !"

Dixit un passant furieux dans la zone piétonne, à la vue du stand de Stop Gavage et de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme, contre le foie gras."

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Voilà. ça y'est. Tout est dit. Alors? impressionés par une telle déclaration? des milliers de canards (cf compteur ci dessus) se font torturer et tuer au nom de la "Magie de noël" et voilà ce que l'on dit des "zonnêtes gens" qui ne comptent ni leur temps ni leur argent et qui déploient des tonnes de bonne volonté et de compassion pour se faire porte parole de ces pauvres canards!

Il va de soi que ce genre de réflexion est absurde, puisque bien souvent ceux qui disent ça ne font eux même rien du tout contre la misére humaine :o( il est bon de noter que souvent ceux qui disent ce genre de conneries ne font que critiquer sans eux même daigner se remettre en question, ou même lever le petit doigt pour améliorer quoi que ce soit de foutu sur cette planète.

Vous pouvez réagir auprès de Nice Matin, en leur écrivant un mail pour leur expliquer que ce n'est pas trés intelligent de leur part, à ces deux adresses en même temps :

=> courrierlecteur@nicematin.fr

=> relationslecteurs@nicematin.fr

Attention, il est dit qu'"Aucun courrier anonyme ne sera publié" ! utilisez donc les www.pagesjaunes.fr pour vous trouver une adresse dans les Alpes Maritimes.

Lu dans la Foire Aux Questions de la campagne lesanimauxontdesdroits.com :

=>"Vous dépensez du temps, de l'énergie et de l'argent pour les animaux alors que les humains meurent de faim !"

- Si vous (les omnivores) arrêtiez de faire tuer les animaux en mangeant de la viande, ça nous ferait du temps pour aider les humains. C'est à cause des omnivores que les gens qui défendent les animaux n'ont pas davantage de temps pour les humains. [...]

Il y a d'autres réponses sur CETTE PAGE, qui peuvent donner des idées pour écrire à cette feuille de chou :o)

Ah oui et j'ai posté une nouvelle photo sur mon photoblog. J'avais prévu d'en poster une autre, un peu plus colorée. Je l'ai scanné, nettoyé et c'est là que photoshop a buggé. Pour une raison inconnue, photoshop s'est vu obligé de fermer les programmes en cour. C'était fort facheux. J'avais alors le choix entre envoyer un rapport d'erreur ou bien ne pas l'envoyer. J'avoue que j'avais plutôt envie d'envoyer mon ordi en orbite autour de saturne. J'ai respiré un grand coup et repoussé du revers de la main l'exquise idée de balancer le dit objet contre le mur. ça a marché. Ma concentration et mon self-control étaient tels, que l'ordi n'a pas bougé d'un centimètre. Par contre je n'ai pas re scanné ma photo. Je le ferais plus tard, quand l'idée même de re scanner cette photo ne m'évoquera plus d'obscures pensées envers cet objet bien pratique quand même.

gute nacht,

no amy.

PS: Le titre de ce post? c'est ma phrase préférée. Elle n'a rien à voir avec le contenu du post ci dessus. J'avais envie de dire ça, c'est tout.


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Appel a consultation sur le plan d'action communautaire relatif au bien-etre et a la protection des animaux d'elevage

La Commission europeenne est en train d'élaborer un plan d'action communautaire relatif au bien être et a la protection des animaux qui exposera les initiatives envisagées dans ce domaine pour les années a venir. Il est tres important que de telles initiatives prennent en considération le point de vue des citoyens. D'ou l'organisation de cette consultation sur l'internet, afin de recueillir des informations sur l'attitude du public a l'égard du bien être et de la protection des animaux d'élevage. La réponse a ce questionnaire a choix multiple ne devrait pas vous demander plus de dix minutes. Profitons de l'aubaine car il est rare que nos opinions soient sollicitées...

Merci à vous de prendre le temps de répondre à CE QUESTIONNAIRE, c'est trés important.

merci beaucoup,

no amy.

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December 1, 2005

Pirate contre pirates

whalestail_seashepherd_copyright.jpg
Photo : www.dauphinlibre.be

J'ai lu sur la liste végétarien_fr que Paul Watson partait en guerre contre les baleiniers japonais :

"Dès le 5 décembre 2005, le Farley Mowat, affrété par l'organisation Sea Shepherd, s'en ira naviguer dans les eaux froides de l'Antarctique afin d'y empêcher les opérations de chasse à la baleine menée par la flotte japonaise. Celle-ci, on le sait, s'est décernée le droit de massacrer 935 petits rorquals, soit le double des prises de l'année dernière, parmi d'autres victimes.

Le Farley Mowat ne manquera pas de croiser sur sa route les deux navires de greenpeace, dont on peut supposer que le comportement sera moins agressif que celui du célèbre «pirate» Paul Watson.

Mais comme le déclarait celui-ci : «Les chasses japonaises sont totalement illégales. Pour arrêter des pirates, eh bien, vous avez besoin d'autres pirates !»

Cette année, l'association Sea Shepherd fera appel à un hélicoptère pour repérer les tueurs japonais à distance. Ceux-ci seront équipés d'un navire-usine (où les baleines sont débitées vivantes à la scie sauteuse), de quatre baleiniers et d'un bateau de reconnaissance.

www.whale100000.org

Un texte de Paul Watson contre la pêche à la baleine ( 27.11.05 ) :

«Dans les océans nage une créature merveilleuse dotée d'intelligence, qui se déplace dans les profondeurs sereines des eaux bleues avec une grâce tranquille. Cet être vit au sein de communautés hautement complexes, socialement interdépendantes, communiquant l'une avec l'autre dans une langue musicale constituée de sons qui s'étendent bien au-delà des faibles capacités sensorielles des humains.

Les grands cétacés constituent la forme de vie la plus gigantesque qui se soit jamais développé sur cette planète, mais ce sont aussi eux qui possèdent les cerveaux les plus grands et les plus complexes qui aient jamais vu le jour depuis que la vie est apparue sur notre planète bleue, il y a quelques trois milliards d'années.

Il y a bien d'autres choses, d'ailleurs, que nous ne comprenons pas lorsque nous envisageons ces créatures sous l'angle de nos priorités anthropocentriques.

Nous ne voyons pas, par exemple, que le monde des baleines est en train de disparaître et que nous sommes en train de les effacer à jamais de cette fantastique «fabrique de vie» que sont nos océans.

Le puissant Cachalot, la gigantesque Baleine Bleue, l'incroyable Baleine à Bosse, les étranges Baleines à bec, les Baleines Grises nomades, les Baleines des Tropiques et les Petits Rorquals ont enduré pendant des siècles des souffrances inimaginables. Pendant des siècles, nos harpons cruels leur ont déchiré la peau, éclaté les organes et brisé les os, ils ont fait couler leur sang chaud dans la froideur tombale de la mer silencieuse.

Ces massacres ininterrompus ont mené à l'extinction totale certains de ces doux géants, telle la Baleine franche de l'Atlantique grise ou celle du Golfe de Gascogne.

La plupart des autres espèces sont aujourd'hui sur le point de disparaître.

Pourtant, malgré ce désastreux bilan, les massacres continuent. Des pays comme la Norvège ou le Japon persistent à mener ces abattages impitoyables et insensés, poursuivant leurs malheureuses victimes jusqu'aux confins de la Terre.

En 1975, un cachalot blessé à mort a épargné ma vie, malgré l'agonie atrocement douloureuse que lui infligeait un harpon explosif reçu en pleine tête. Assis dans mon canot gonflable, j'ai plongé mon regard au fond du sien tandis qu'il s'éteignait à un mètre de moi et j'ai compris alors qu'il y avait un esprit dans ce grand corps intelligent. Cela a changé ma vie pour toujours.

Au départ, le grand cétacé avait attaqué mon bateau, après qu'il eut été frappé à la tête par ce harpon-grenade soviétique. Son corps s'est redressé hors de l'eau, me dominant de toute sa hauteur et prêt à m'écraser de son poids énorme en tombant.

Mais dans cet oeil unique tourné vers moi, j'ai vu briller l'éclair d'une reconnaissance. Nous venions juste d'essayer d'arrêter le tir du harpon mortel et je crois que le cachalot l'a vu, qu'il a compris.

Avec un énorme effort, il a fait en sorte de retomber de côté dans la mer et j'ai vu son oeil, qui me regardait toujours, disparaître sous la surface de l'eau. Le cachalot venait de mourir.

C'est à ce moment-là que j'ai pleinement réalisé à quel point la chasse à la baleine était une folie. A quel point le fait de prendre avec arrogance une telle vie, d'effacer en toute ignorance une telle intelligence, de détruire une si poétique beauté constituait un blasphème ignoble.

La pêche à la baleine à laquelle nous nous opposons aujourd'hui représente une violation délibérée du droit international. C'et un crime contre la Nature et contre l'Humanité, qui se perpétue grâce aux pressions commerciales, politiques et diplomatiques du Japon. Ce commerce de viande de baleine persiste également du fait du manque de volonté des autres nations qui n'osent pas se lever pour rappeler au Japon le respect de la loi. Les baleiniers japonais se moquent aujourd'hui totalement du Droit International relatif à la conservation des espèces.

Comme les océans seront tristes et vides, privés de leurs baleines !
Notre aliénation à l'égard de la nature sera totale si nous continuons à exterminer ces beaux géants uniques au monde.

La vérité est que si nous ne pouvons sauver les baleines, nous ne pourrons pas nous sauver nous-mêmes".

Lire en anglais : The 2005 and 2006 Campaign to Defend the Whales
=> www.seashepherd.org
=> et lire aussi cet article, du New Zealand Herald.

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Message transmis par : Yvon Godefroid de Dauphin Libre

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images : www.dauphinlibre.be

merci de votre attention,

no amy.

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Photo : Izumi Ishii

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tempête!!

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C'est la tempête ici. Vraiment. Vraie de vraie. Une vraie tempête. Si l'été j'aime bien partir en vadrouille et être toujours dehors, l'hiver j'entre dans une période d'hibernation. Je suis vraiment un ours. Je met le nez dehors le moins possible et je bois des chocolats chauds dés que je rentre (au lait de riz, bien évidemment!). Ma grande découverte : les udons. Des nouilles traditionnelles à base de froment complet. C'est bon. Ah oui et puis des patates, des patates, pleins de patates. Du riz complet et du thé vert, mais ça, vous le saviez déjà.

merci de votre attention,

no amy.

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