December 2005 Archives

Hubli, Karnataka, India

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"time and tide wait for none"...

"this, verrry dangerr!" m'a affirme hier mon jeune ami Lobsang Topden au sujet des fantomes. Ici tout va bien, pas de fantomes a l'horizon. Un jeune moine tibetain est sur l'ordi a cote de moi, en train de consulter des mails imaginaires. Apres avoir longtemps clicke et tapote dans le vide, il vient de comprendre qu'il y avait un bouton pour redemarrer l'ordinateur. Maintenant il s'amuse donc a redemarrer l'ordi, a tapoter sur la clavier et a jouer avec la souris. S'il continue comme ca, il va finir pas demarrer en mode sans echec :o) c'est le gars du cyber cafe qui risque de ne pas etre fan...

Aujourd'hui, retour a la civilisation le temps d'une journee de courses a Hubli, la ville des environs, apres une dizaine de jours dans un camp de refugies tibetains, coupee du monde. Loin des routes, des magasins... dans un monastere. Avec les moines, nous partons mercredi pour suivre un enseignement du Dalai Lama, pendant une quinzaine de jours.

Ici la vie s'ecoule paisiblement, je vis au meme rythme que les moines. Je me leve tot le matin et je me couche tot. J'ai revu pleins d'amis et on passe beaucoup de temps a discuter. Du bouddhisme, du Tibet, de la vie, des animaux, du vegeta*isme...(le monastere est vegetarien).

Hier soir seance de cinema au monastere. Les moines ont regarde Himalaya en tibetain et ca leur a bien plu. Surtout qu'il y a des gens de leur village natal dedans. On a enchaine avec un film indien, Rehena hai tere dil meh, qui m'a bien plu.

bonne annee,

no amy.

PS : l'ordi de mon voisin s'est mit a faire un drole de bruit... du coup le gars du cyber cafe l'a vire...

Mumbai d'hier et d'aujourd'hui...

Je suis bien arivee a Mumbai (anciennement Bombay mais rebaptisee Mumbai pour se debarrasser des noms de la colonisation anglaise). Je me suis balladee dans la ville cet apres midi et je suis contente de constater que cette ville a change, mais en mieux. Souvent les choses ici ont tendance a changer en moins bien, en s'occidentalisant par exemple, mais la ca n'est pas le cas. Il y a malheureusement des enseignes de fast food celebres, et des publicites tres americaines, mais dans l'ensemble ca va. Ca reste l'Inde et ca reste Mumbai. Une tres grosse ville tres cosmopolite, mais qui sait pour l'instant garder l'etat d'esprit indien. Je me faisais la reflexion en me balladant justement : je suis en inde, je n'ai pas du tout l'impression d'etre ailleurs. Il n y a pas de gratte ciels, pas d'enseignes geantes qui clignotent... mais des affiches de films indiens, des pubs en hindi. C'est ca qui est beau en inde, c'est que quoi qu'il arrive, les indiens aiment leur pays et leur culture. Bien sur qu'ils louchent en regardant MTV mais ils parviennent a l'adapter a leur culture et a leur mode de vie sans trop de casse. J'ai bien vu quelques indiennes tres occidentalisees dans un cafe tout a l'heure, mais je me suis demandee si elles n'habitaient pas en occident et si elles n'etaient pas juste venu voir leurs familles. Les avions vers l'Inde sont pleins et les billets abordables se font rares, mais tous ces avions sont pleins d'indiens qui rentrent voir leurs familles pour les vacances de fin d'annee. Mon avion venait de New York, etait enorme et rempli d'indiens. Il n y avait que tres peu d'occidentaux a bord.

Mumbai est tres agreable en cette saison, le climat est parfait, pas trop chaud, ni moite et avec un petit vent marin... il n y a donc presque pas d'occidentaux et l'ambiance est tres decontractee. Les indiens sont cools et droles. Une petite fille vient de m'offrir un bracelet de fleurs. Elle l'a pose sur mon sac photo en me disant qu'elle me l'offrait. Elle n'a pas voulut d'argent. Une scene pareille m'aurait semble impossible dans Colaba, le quartier le plus touristique de Mumbai, il n'y a encore pas si longtemps (ma derniere venue ici remonte a mars 2003). Comme quoi, tout est possible! j'etais restee sur ces memes enfants, dans le meme quartier qui demandaient aux occidentaux de leur acheter du lait maternel pour leur petit frere. Evidemment ledit gosse vous emmenait en vous prenant par la main dans un magasin ou vous vous rendiez compte que ledit lait maternel coutait tres cher :o) et vous aviez le sentiment de faire une grosse connerie en l'achetant, que ce n'est ni le gosse ni son petit frere qui allaient en profiter... du coup vous ne l'achetiez pas et restez avec ca sur la conscience.
Les gamins des rues de Mumbai sont tres surprenants. Le premier que j'ai rencontre, ca devait etre en 2000 je crois, trainait du cote de la gare Victoria et m'avait briefe sur les gosses des rues de Mumbai. Il etait plutot complet sur le sujet, en tant que gosse des rues de Mumbai :o) il m'avait apprit a dire "casse toi, j'ai pas de fric" en hindi pour me debarrasser des hordes de jeunes mendiants. Il etait tres gentil et on avait bien rigoles ensemble. Il ne voulait pas d'argent. Je lui avait donne quelques trucs a manger (c'est le mieux a faire avec les gosses des rues, au moins on est sur de vraiment les nourrir en faisant cela et non pas d'encourager un sale business). Il y a un tres tres beau livre d'images sur le sujet, fait par le photographe italien Dario Mitidieri, qui s'intitule "Enfants de Bombay'. Il a un site, ou quelques unes de ces photos sont visibles. C'est un tres bel hommage a ces enfants des rues. Son reportage a d'ailleurs ete prime plusieurs fois. Dario Mitidieri montre leur quotidien, nuit et jour. Aussi bien les trucs vraiment glauques que les moments de joie.

Je suis avec des moines tibetains, et ils sont encore en train de m'attendre depuis 3 plombes. Nous partons ce soir en train pour le Karnataka.

Je crois bien que c'est tout...

bonne journee,

no amy.

Ps : Excusez l'absence totale d'accents et les fautes de frappe mais il faut que je me re habitue aux claviers indiens :o)

encore sur le d�part...

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"L'Amour est la pierre angulaire de l'existence humaine".
Sa Saintet� le Dalai Lama.

J'ai retrouv� cette citation tout � l'heure, en relisant un livre que mon p�re m'avait fait, il y a une dizaine d'ann�es. Je pars pour l'Inde t�t demain matin. Pourvu qu'il ne neige pas, que mon avion puisse d�coller sans probl�me et que je ne sois plus fatigu�e et un peu faiblarde.

Je reviendrais r�guli�rement par ici durant mon voyage, vous devriez donc en savoir plus au fur et � mesure. Je laisse passer la "Magie de no�l", et la folie qui s'empare des gens durant cette p�riode. J'en profite pour retourner voir de vieux amis tib�tains, l� ou No�l n'existe pas et pour suivre un enseignement tr�s important du Dalai Lama qui aura lieu en janvier.

J'esp�re que vous allez tous mieux que Dudu, qui lui, a cass� sa t�te d'ampli, a fait tomber son t�l�phone dans une bouche d'�gout et a fracass� sa voiture. Mais � part �a, il va tr�s bien :o) que du mat�riel, mais �a doit �tre lourd quand m�me quand c'est en s�rie comme �a. Courage Dudu, c'est bient�t la "Magie de no�l"...

Bonne nuit � tous,

no amy.

Je suis sur Orl�ans, le temps de terminer de pr�parer mon sac avant mon d�part pour l'inde, en d�but de semaine prochaine. �a a �t� tr�s speed ces derniers jours. Ambassade de l'inde, derniers pr�paratifs de derni�re minute (faire le plein de films, de Green magma, faire acheminer un carton de fournitures scolaires pour les enfants des camps de r�fugi�s tib�tains et les enfants indiens...) depuis Biarritz jusque ici... mais bon, �a va, j'en vois le bout.

Je risque de d�connecter un peu d'internet ces prochaines semaines, ne m'en voulez donc pas si je post un peu moins sur mon blog et sur mon photoblog. J'essaierais de consulter mes mails r�guli�rement et de poster des blogs depuis l'inde de temps en temps. Je ne peux rien promettre, mais je ferais de mon mieux, �a c'est promis.

Une petite revue de presse de mes derni�res parutions :

- Il y a un sujet sur moi dans le nouveau num�ro de Hebe, un magazine espagnol.
- J'ai r�alis� des photos de rock stars orl�anaises pour le catalogue de Surfrider Foundation, mais �a je vous l'ai d�j� dit
- Pour les photos dans le nouveau Surf Session aussi...
- Je travaille sur un projet de nouveau magazine qui sortirait d�but 2006, mais je n'aime pas trop "vendre la peau de l'ours" comme on dit, donc je vous en dirais plus quand le mag sera sortit et distribu�.

- J'ai �galement enregistr� une chanson pour le prochain album de laudanum. Je ne sais pas encore si cette chanson sera sur l'album, qui devrait sortir d�but 2006. Je vous tiendrais au courant, bien �videmment.

J'ai lu un excellent dossier dans le magazine National Geographic d'octobre 2005, sur les nouvelles �nergies, alternatives au p�trole. Je ne sais pas si vous pouvez encore commander ce num�ro ou le trouver dans une m�diath�que, mais il �tait tr�s tr�s int�ressant. En r�gle g�n�rale, les sujets abord�s dans National geographic sont complets et bien faits. J'y suis abonn�e depuis leur tout premier num�ro en fran�ais et j'ai appris pas mal de choses grace � eux. Bon je ne lis pas toujours l'int�gralit� de chaque num�ro, c'est selon le temps dont je dispose et les sujets abord�s, mais c'est toujours int�ressant de lire un article par ci par l�. Leur site internet fran�ais n'est vraiment pas terrible, par rapport � leur site am�ricain, qui est une v�ritable mine d'infos et qui est r�actualis� tous les jours. Je vais y jeter un oeil de temps en temps et l� c'est du haut de gamme!

Ceux qui sont habitu�s � venir par ici savent sans doute que je milite pour les droits des animaux et l'�cologie. Parce que je suis vegan et que je fais de mon mieux pour pr�server la plan�te, j'aime beaucoup Yvon Chouinard et sa marque, Patagonia. Je n'ai pas pour habitude de faire de la publicit� sur ce blog, mais il me semble que en tant que consom'actrice il est de mon devoir de faire connaitre les entreprises qui proposent une alternative �cologique et sans cruaut� aux sempiternels pollueurs esclavagistes qui inondent les magasins.Je vous recommande donc vivement d'aller faire un tour sur le site de Patagonia ainsi que sur : Bend to Baja. Il s'agit d'un reportage sur un voyage d'une �quip�e de surfeurs. Non seulement, les images sont tr�s belles mais en plus le fond est l�. Il y a notamment cet article sur leur changement de carburant. Ils passent du diesel au carburant v�g�tal. Pour le lire, cliquez sur "Oregon" puis sur "conversion". La dite �quip�e est compos�e de : Elissa Pfost, les Malloys : Dan Malloy, Chris Malloy et Keith Malloy ainsi que Jeff Johnson.

Pour ma plus grande satisfaction, Patagonia int�gre l'indutrie du surf (et m�me le surf f�minin, avec Water Girl). J'avais d'ailleurs lu il y a bien 6 mois une interview de Yvon Chouinard � ce sujet dans le magazine de surf fran�ais Fluid, dans lequel il donnait un "coup de pied dans la fourmili�re" en d�non�ant le manque de prise de position et de militantisme �cologique des marques - empires du surf. Il constatait tristement que si Patagonia �tait � l'origine de programmes pour l'environnement comme 1% pour la plan�te, dans la glisse ils sont les seuls � reverser 1% de leur chiffre d'affaire annuel pour l'environnement. Patagonia est la plus grosse boite � le faire, la deuxi�me doit �tre la soci�t� de Jack Johnson (il en parle d'ailleurs sur son site), les autres sont essentiellement des PME et des micro soci�t�s comme des profs de yoga ou des gens qui font de l'artisanat. Pourquoi??? j'imagine que 1% du chiffre d'affaire annuel d'une boite comme Quiksilver ou Ripcurl doit comporter plus de z�ros que celui d'un prof de yoga..(enfin � mon avis hein... ), et que �a doit paraitre inconcevable � ces multinationales de reverser une telle somme au profit de l'environnement. Pourtant l'environnement et la nature sont le fond de commerce de l'indusrie de la glisse, mais visiblement ce n'est qu'un d�tail pour eux, alors que comme le dit si justement Yvon Chouinard : "Sans une plan�te viable, il n'y a pas d'actionnaires, ni clients ou employ�s"

Patagonia se pr�sente donc une fois de plus comme une alternative aux pollueurs. Ils avaient r�volutionn�s les sports de montagne en fabriquant des pulls en laine polaire de tr�s haute qualit� en recyclant des bouteilles plastiques. Dans le surf ils sont en train de d�velopper des planches de surf �cologiques (plus solides et non polluantes lors de leur fabrication). Les fr�res Malloys (cf Bend to Baja) travaillent avec Patagonia la dessus et s'impliquent en tant que grands surfeurs, personnalit�s c�l�bres du surf et artistes aux c�t� de la marque.

Bonne journ�e,

no amy.

J'ai quelques photos de publi�es dans le num�ro de d�cembre de Surf Session, le num�ro annuel "sp�cial photos". J'ai �galement fait des photos pour le nouveau catalogue de l'association Surfrider Foundation, n'h�sitez pas � le commander, ou � le t�l�charger en pdf sur leur site. Pas sp�cialement pour voir mes photos (quoique les orl�anais amateurs de rock'nd woll devraient s'y retrouver...), mais parce que leur nouvelle collection est tr�s bien : ils ont plusieurs mod�les de sweats et de t-shirts en coton bio :

"Qu'est ce qu'une production bio ? Le coton utilis� pour la fabrication des produits respecte les r�gles du d�veloppement durable : culture extensive, rotation de cultures, production limit�e. Le coton utilis� est cultiv� sans pesticides et sans produits chimiques. Quand on sait que le coton utilise 25% des pesticides vendus dans le monde pour 3% de la surface agricole mondiale, cela fait r�fl�chir !

Les dangers des pesticides. Les pesticides utilis�s polluent les sols, l'air et p�n�trent le cycle de l'eau. Ce sont les ruisseaux, les rivi�res, les fleuves, les glaciers et les oc�ans qui seront affect�s par ces produits chimiques. La cha�ne alimentaire est aussi contamin�e : des s�diments au plus petit poisson � l'ours polaire en passant par l'homme ! Les travailleurs et les consommateurs sont aussi expos�es : il y a dans un seul tee-shirt 16 grammes de pesticides. Malgr� l'image " naturelle " du coton, sa culture est parmi les plus polluantes au monde. Les pesticides font partie de ces " polluants organiques persistants (POP) " qui d�signent une classe de compos�s chimiques caract�ris�s par les quatre propri�t�s suivantes : persistance, toxicit�, formation de vapeur et concentration en remontant la cha�ne alimentaire (bioaccumulation). Ils sont jug�s pr�occupants dans le monde entier.

Le label " Protect the Ocean without destroying the Earth". Inject�e dans un cours d'eau, toute pollution finira un jour ou l'autre dans l'oc�an. Il est du devoir de Surfrider de montrer l'exemple et d'ouvrir le chemin vers des productions respectant l'environnement. Vous reconna�trez nos produits bios par le label suivant : " Protect the Ocean without destroying the Earth ". Une production compl�tement bio a un co�t ! Puisque la culture bio est moins productive, ce mode de culture implique des co�ts plus �lev�s. Acheter en faveur de la protection de l'oc�an et tout cela en bio demande donc un peu plus ! Nous esp�rons vivement que vous soutiendrez notre effort d'une production propre et que nous pourrons d�s la prochaine collection atteindre l'objectif 100% bio !!!"

Plus d'infos : ICI

bonne nuit,

no amy.

anglet, ce week end, aux sables d'or

L'expo collective de ce week end s'est termin�e ce soir et c'�tait tr�s bien. J'ai rencontr� des gens comme moi, et �a m'a fait du bien de discuter avec des semblables :o) Je suis rentr�e avec une super bibliographie d'eco warrior, un beau stylo 4 couleurs, une belle peinture � l'huile sur papier de ma�s recycl�, et de tr�s belles gravures (aussi sur papier recycl�). Je tiens � remercier tous les gens pr�sents ce week end : les autres artistes qui exposaient, l'asso qui organisait (La plage en culture), ainsi que les visiteurs, pour leur int�r�t, leur gentillesse et leur ouverture d'esprit. Le vernissage �tait une belle r�ussite, et �a m'a vraiment fait plaisir que tout le monde accepte avec le sourire de manger v�g�ta*ien. La plupart des artistes avaient eux m�me apport�s des tartes aux l�gumes ou des chilis veg, et visiblement chacun �tait content d'�tre l� et a trouv� le buffet fort � son gout, vu le peu de restes que nous avons eu!

Merci � tous pour votre int�r�t et votre gentillesse. J'ai �t� tr�s agr�ablement surprise de voir que les gens �taient dans l'ensemble sensibles aux conditions d'�levage des animaux de ferme. Je n'ai eu aucune r�action hostile, aucune r�flexion d�sagr�able, mais des questions, des signes d'approbation et des regards pleins de compassion pour ces animaux sur mes photos. M�me l'afffiche contre le foie gras de Stop gavage, qui est un peu hard core n'a pas suscit� de r�clamations :o)

C'�tait un tr�s bon week end, riche en discussions anim�es et en rencontres passionnantes. Une bien belle expo!

bonne nuit, merci � tous :o)

no amy.

"Journ�e bucolique dans l'Orl�anais : " Au pays de Bambi "

"D'un c�t� les chasseurs, de l'autre les rabatteurs. Les uns sont l� pour la journ�e, les autres vivent dans ce coin du Loiret. Rencontre le temps d'une battue en for�t.

LIBERATION - 27 novembre 2005 Par Renaud DELY

Pas un coup de fusil n'a r�sonn� que le gibier a d�j� rendu les armes : il baigne dans la sauce, accompagn� d'une pl�tr�e de gratin dauphinois, d'un demi-camembert et d'une tarte aux fruits. Des lamp�es de vin rouge pour engloutir l'h�catombe. Neuf heures du mat', en route pour une journ�e nature au grand air patronn�e par l'Office national des for�ts (ONF) ! Dans la maison foresti�re d'Ingrannes, � une trentaine de kilom�tres au nord-est d'Orl�ans (Loiret), le repas s'ach�ve. T�tes grisonnantes, accents du cru, anecdotes plein la gibeci�re, les rabatteurs s'�chauffent la voix avant de s'en aller traquer le cervid�. �Tonton�, l'a�n� de la bande, 75 ans dont 22 de �pouss�es�, Michel, le �chef de traque�, un g�ant bourru au verbe haut. Certains sont retrait�s, d'autres au ch�mage. Tous ont en poche un sac en plastique pour les champignons.

Dehors, les 4 x 4 se rangent sur le parking : mocassins en daim, vestes de chasse impeccables, allures de gentlemen farmers, les fusils, parisiens pour la plupart, d�barquent. Chacun a d�bours� 190 euros �pour faire un troph�e�, c'est-�-dire ramener les bois des �grandes pattes� (les cerfs). Les rabatteurs c�dent la place aux chasseurs. Les deux mondes se croisent, se toisent mais ne se parlent pas.

Le �chef de chasse�, St�phane Bitaud, de l'ONF, lit les consignes. Il y en a vingt-deux: �En v�hicule, l'arme doit �tre transport�e d�charg�e, ne tirez jamais dans la traque (la parcelle o� se trouvent les rabatteurs, ndlr), ne tirez qu'un animal dans une harde de grands cervid�s (...), achevez toute b�te bless�e, apr�s le tir ramassez vos cartouches...� Les balles et le gibier sont rationn�s : deux faons, un daguet ou un cerf, uniquement les sangliers jeunes, etc. St�phane exhorte la troupe � annoncer toute b�te tir�e avec des coups de cor suivis de �ta�aut�. Enfin, il pr�cise les amendes pour ceux qui forcent sur la g�chette : 90 euros pour un chevreuil non pr�vu, 180 euros pour un cerf, etc. Sur le papier, les r�gles sont strictes et sans appel. �Une autre fa�on de chasser, propre�, assure St�phane. Mais l'assistance l'�coute distraitement.

Le chef de chasse informe sa meute de la pr�sence de Lib�ration pour la journ�e. �On peut les tirer, les journalistes ?� demande une voix. Ricanements sur le banc des chasseurs. Sueurs froides du c�t� de la presse. Le gibier � plume enfile une chasuble fluo orange, histoire d'�viter toute m�prise. L'�quipage traverse le hall o� s'affichent les tarifs des assurances : 15 euros par jour en cas d'incapacit� temporaire pour un rabatteur, 15 245 euros pour une �infirmit� permanente� et... la m�me somme en cas de d�c�s.

�Les cris, les chasseurs aiment bien, �a fait folklore�

Un quart d'heure de route plus tard, on descend de voiture pour se placer � l'or�e d'une parcelle touffue, � l'angle de la �route de la Feuille-Morte� et de celle du �Petit-Jouy�. �Surtout ne bougez pas d'ici, il y a danger.� Bien re�u. Pluie battante, froid gla�ant, visibilit� m�diocre. Un chasseur bedonnant remonte l'all�e en courant : �J'ai oubli� mes balles�, souffle Mercier, fort accent sudiste. Un coup de corne dans le lointain et les rabatteurs disparaissent dans la futaie. Ils crient, hurlent, jouent de la corne de brume, ambiance stade de foot. Pas vraiment pour faire fr�mir le gibier, habitu� au vacarme, mais plut�t pour faire fr�tiller le fusil. �Les cris, les chasseurs aiment bien, �a fait folklore�, confirme St�phane Bitaud.

Deux biches sortent des fourr�s, s'arr�tent au milieu de l'all�e. Mercier se retourne : �Pan !� Trop tard. On ose trois pas en retrait, pour observer. A 50 m�tres, un chasseur vo�t� � grosses lunettes fait mouvement. A l'abri ! Trois quarts d'heure plus tard, bredouilles, les chasseurs tirent la tronche. La file de 4 x 4 se remet en route.

Midi, deuxi�me traque. La parcelle est bien plus vaste, pentue, et, surtout, plus peupl�e. A peine une salve de cris que les premiers coups de feu r�sonnent. Quatre longs coups de cor suivi d'un ta�aut (quatre coups plus brefs) : �Un faon tu��, traduit St�phane. C'est Bambi qu'on assassine ! Un sanglier d�sarm� fuit ventre � terre. �En retour...�, hurlent les traqueurs. L'animal se retrouve � d�couvert. Re-pan ! �Les chasseurs sont contents quand �a tire, �a les motive�, commente St�phane. Les chiens aboient, le gibier tr�passe. Cessez-le-feu. Traqueurs et chasseurs se retrouvent nez � nez, � un carrefour. ��a a touch� ?� questionne un rabatteur. Pas de r�ponse. Les fusils, repus, cassent la cro�te sur le capot des v�hicules. La valetaille fait le sale boulot. Une remorque arrive: deux faons et deux sangliers dans une mare de sang. Julien, cadre � l'ONF, est agac� : �Ils n'avaient pas tout annonc� ! On a beau leur r�p�ter, ils ne le font pas.� Les rabatteurs se penchent sur le butin. Silence g�n�. Les fusils ne s'approchent pas. Jean-Claude, �en cessation d'activit� depuis quatre mois�, est ravi : il a ramass� un gros champignon : �Je ne suis pas chasseur, mais l� c'est tr�s bien organis�, tr�s propre.�

�Dans les chasses priv�es, on tire des colonnes enti�res de sangliers !�

A 14 heures, troisi�me battue, dans une for�t de pins, sous des trombes d'eau. Trois cerfs d�ambulent nonchalamment. Pan tardif. Caramba, encore rat� ! �Ah peuch�re, moi je sais chasser que le laping...�, se gondole Mercier, le fusil le plus inoffensif du Gard. Plus loin, un chevrillard s'en va agoniser dans un foss�. Un chien s'occupe de le r�duire en viande hach�e. Le chasseur a le triomphe modeste. La derni�re pouss�e est plus fructueuse. Une demi-douzaine de �grandes pattes� se font rep�rer dans de grandes all�es coupe-feu. Une heure de f�te foraine et Francis, 75 ans, vue basse et oreille incertaine, tr�ne devant son �272e chevreuil !�. La petite b�te tra�ne au sol. Francis tire sur la t�te : les bois lui restent dans la main. �Oh, c'est d�gueulasse.� Son copain Charles ricane : �Francis, s'il ne tire pas au moins une fois dans la journ�e, c'est foutu, le soir, il ne peut plus...� Il affiche fi�rement ses �85 millions� de redressements fiscaux, raconte qu'il chasse avec �le parrain de M. Chirac�, et prend l'air entendu pour raconter ses �tats de service en Afrique o� il s'en va traquer le phacoch�re, le buffle �et les petites n�gresses, hein Francis ?�. Et de se lamenter : �Y'a pas de gibier, l'ONF fait du fric sur notre dos. Dans les chasses priv�es, on tire des colonnes enti�res de sangliers !�

Cinquante m�tres plus loin, Julien demande du renfort : �Deux faons bless�s � 100 m�tres�. Ce grand flou de Francis a fait du d�g�t. St�phane Bitaud arrive avec un �chien de sang�: �Cherche le sang, cherche le sang, allez, cherche !� La �chasse propre� vire au gore. La qu�te dure une demi-heure. En vain.

La nuit tombe. Retour � la maison foresti�re. Bilan : 7 b�tes abattues, un daguet de 132 kg, deux faons de 68 et 55 kg, deux sangliers de 24 kg, un chevreuil de 22 kg et... un chevrillard de 6,8 kg. �Sans les rabatteurs, pas de chasse�, annonce St�phane. �Messieurs� les fusils les applaudissent du bout des doigts. Du sang plein le tablier et les mains plong�es dans les entrailles, les rabatteurs d�coupent les cerfs. Pendant que les chasseurs
retournent s'attabler au chaud pour d�gainer des bi�res."

Cet article, ainsi que des liens vers d'autres articles de Renaud DELY : ICI

Si vous �tes arriv�s jusque l�, bravo, c'est que vous avez une sacr� capacit� d'endurance � la connerie !

bonne nuit,

no amy.

Bonjour,

Je participe � une expo collective ce week end � Anglet, dans la salle qui se trouve aux Sables d'or, plage du club. Le th�me de cette expo est "la plage", mais il se trouve que j'ai eu le droit de faire autre chose. Je compte exposer des photos extraites de ma s�rie "Meet your meat" (cf la gallerie avec le reportage complet :ICI ), sur les conditions d'�levage des animaux de ferme. Le vernissage va avoir lieu tout � l'heure, il sera 1OO% Vegan puisque c'est moi qui m'occuppe du buffet. C'est � partir de 18h30, donc n'h�sitez pas � passer si vous �tes dans les parages. L'expo sera en place jusqu'� dimanche soir. C'est tr�s speed pour moi en ce moment, je dois terminer tous les boulots que j'ai en cour ces jours ci, puisque je pars en Inde dans une dizaine de jours. Voil� les news en bref, je vous en dirais plus bient�t,

bonne journ�e,

no amy.

Les noix de lavage

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Pour reparler du consom'action (oui, je vais vous en remettre une couche avec �a...). Aujourd'hui : les noix de lavage, une alternative efficace aux lessives polluantes. Allez donc faire un tour sur ce site : www.lanoixdelavage.fr qui vous en dira plus long.

Si vous ne voulez pas vous emb�ter � commander en ligne, sachez que Ecoid�es en vend � travers le r�seau Biocoop. Le site de Ecoid�es ne sera en ligne que dans une dizaine de jours, mais vous pouvez leur envoyer un mail (ecoidees@wanadoo.fr) si vous voulez en savoir plus. Sinon, direction le rayon lessive de votre Biocoop et vous en trouverez, c'est s�r.

Les avantages en bref:

=> �conomique: 1 kg de coquilles de noix suffit pour 100-140 cycles de lavage. Ce qui correspond � 2-3 machines par semaine pour environ 25 � par an. Le co�t des lessives classiques pour le m�me nombre de machine est de l�ordre de 40 � minimum

=> Ecologique: V�g�tal et 100% biod�gradable, la noix de lavage ne pollue pas. Elle peut �tre compost�e. Sa production sur l�arbre lutte naturellement contre l�effet de serre.

=> Efficace: L�agent nettoyant est aussi puissant que dans un produit conventionnel. R�utilisable et polyvalent, la noix de lavage permet de remplacer plusieurs produits classiques.

=> Hypoallerg�nique: Bien tol�r�e par la peau et sans contre-indication !

=> Pr�servation du tissu: sa couleur et sa trame sont moins us�es par le lavage. Les tissus d�licats comme la soie du sari indien sont lav�s avec l�eau savonneuse de la noix de lavage.

=> issu du commerce �quitable, source de revenu pour les populations locales

=> 100% naturel et sans cruaut�... que demander de plus?

Apr�s avoir utilis� les noix en machine, on peut les faire bouillir 10 minutes de mani�re � obtenir une d�coction ayant de multiples usages : en shampoing, en nettoyant m�nager, en savon...

Allez donc voir ce site pour avoir plus d'infos.

merci de votre attention,

no amy.

"dans un blizzard de connerie new age"

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Apparement, il y avait un stand contre le foie gras dans une rue de Nice ce week end. Ce matin, Nice Matin a relay� cette info � travers ce qu'ils appellent "La phrase", qui consiste � citer une phrase entendu quelque part. Attention, je vais citer... pr�parez vous �a va faire mal :
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"LA PHRASE :

"Avec toute la mis�re humaine qu'il y a sur terre, vous vous occupez des canards !"

Dixit un passant furieux dans la zone pi�tonne, � la vue du stand de Stop Gavage et de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme, contre le foie gras."

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Voil�. �a y'est. Tout est dit. Alors? impression�s par une telle d�claration? des milliers de canards (cf compteur ci dessus) se font torturer et tuer au nom de la "Magie de no�l" et voil� ce que l'on dit des "zonn�tes gens" qui ne comptent ni leur temps ni leur argent et qui d�ploient des tonnes de bonne volont� et de compassion pour se faire porte parole de ces pauvres canards!

Il va de soi que ce genre de r�flexion est absurde, puisque bien souvent ceux qui disent �a ne font eux m�me rien du tout contre la mis�re humaine :o( il est bon de noter que souvent ceux qui disent ce genre de conneries ne font que critiquer sans eux m�me daigner se remettre en question, ou m�me lever le petit doigt pour am�liorer quoi que ce soit de foutu sur cette plan�te.

Vous pouvez r�agir aupr�s de Nice Matin, en leur �crivant un mail pour leur expliquer que ce n'est pas tr�s intelligent de leur part, � ces deux adresses en m�me temps :

=> courrierlecteur@nicematin.fr

=> relationslecteurs@nicematin.fr

Attention, il est dit qu'"Aucun courrier anonyme ne sera publi�" ! utilisez donc les www.pagesjaunes.fr pour vous trouver une adresse dans les Alpes Maritimes.

Lu dans la Foire Aux Questions de la campagne lesanimauxontdesdroits.com :

=>"Vous d�pensez du temps, de l'�nergie et de l'argent pour les animaux alors que les humains meurent de faim !"

- Si vous (les omnivores) arr�tiez de faire tuer les animaux en mangeant de la viande, �a nous ferait du temps pour aider les humains. C'est � cause des omnivores que les gens qui d�fendent les animaux n'ont pas davantage de temps pour les humains. [...]

Il y a d'autres r�ponses sur CETTE PAGE, qui peuvent donner des id�es pour �crire � cette feuille de chou :o)

Ah oui et j'ai post� une nouvelle photo sur mon photoblog. J'avais pr�vu d'en poster une autre, un peu plus color�e. Je l'ai scann�, nettoy� et c'est l� que photoshop a bugg�. Pour une raison inconnue, photoshop s'est vu oblig� de fermer les programmes en cour. C'�tait fort facheux. J'avais alors le choix entre envoyer un rapport d'erreur ou bien ne pas l'envoyer. J'avoue que j'avais plut�t envie d'envoyer mon ordi en orbite autour de saturne. J'ai respir� un grand coup et repouss� du revers de la main l'exquise id�e de balancer le dit objet contre le mur. �a a march�. Ma concentration et mon self-control �taient tels, que l'ordi n'a pas boug� d'un centim�tre. Par contre je n'ai pas re scann� ma photo. Je le ferais plus tard, quand l'id�e m�me de re scanner cette photo ne m'�voquera plus d'obscures pens�es envers cet objet bien pratique quand m�me.

gute nacht,

no amy.

PS: Le titre de ce post? c'est ma phrase pr�f�r�e. Elle n'a rien � voir avec le contenu du post ci dessus. J'avais envie de dire �a, c'est tout.


La Commission europeenne est en train d'�laborer un plan d'action communautaire relatif au bien �tre et a la protection des animaux qui exposera les initiatives envisag�es dans ce domaine pour les ann�es a venir. Il est tres important que de telles initiatives prennent en consid�ration le point de vue des citoyens. D'ou l'organisation de cette consultation sur l'internet, afin de recueillir des informations sur l'attitude du public a l'�gard du bien �tre et de la protection des animaux d'�levage. La r�ponse a ce questionnaire a choix multiple ne devrait pas vous demander plus de dix minutes. Profitons de l'aubaine car il est rare que nos opinions soient sollicit�es...

Merci � vous de prendre le temps de r�pondre � CE QUESTIONNAIRE, c'est tr�s important.

merci beaucoup,

no amy.

Pirate contre pirates

| 1 Comment

whalestail_seashepherd_copyright.jpg
Photo : www.dauphinlibre.be

J'ai lu sur la liste v�g�tarien_fr que Paul Watson partait en guerre contre les baleiniers japonais :

"D�s le 5 d�cembre 2005, le Farley Mowat, affr�t� par l'organisation Sea Shepherd, s'en ira naviguer dans les eaux froides de l'Antarctique afin d'y emp�cher les op�rations de chasse � la baleine men�e par la flotte japonaise. Celle-ci, on le sait, s'est d�cern�e le droit de massacrer 935 petits rorquals, soit le double des prises de l'ann�e derni�re, parmi d'autres victimes.

Le Farley Mowat ne manquera pas de croiser sur sa route les deux navires de greenpeace, dont on peut supposer que le comportement sera moins agressif que celui du c�l�bre �pirate� Paul Watson.

Mais comme le d�clarait celui-ci : �Les chasses japonaises sont totalement ill�gales. Pour arr�ter des pirates, eh bien, vous avez besoin d'autres pirates !�

Cette ann�e, l'association Sea Shepherd fera appel � un h�licopt�re pour rep�rer les tueurs japonais � distance. Ceux-ci seront �quip�s d'un navire-usine (o� les baleines sont d�bit�es vivantes � la scie sauteuse), de quatre baleiniers et d'un bateau de reconnaissance.

www.whale100000.org

Un texte de Paul Watson contre la p�che � la baleine ( 27.11.05 ) :

�Dans les oc�ans nage une cr�ature merveilleuse dot�e d'intelligence, qui se d�place dans les profondeurs sereines des eaux bleues avec une gr�ce tranquille. Cet �tre vit au sein de communaut�s hautement complexes, socialement interd�pendantes, communiquant l'une avec l'autre dans une langue musicale constitu�e de sons qui s'�tendent bien au-del� des faibles capacit�s sensorielles des humains.

Les grands c�tac�s constituent la forme de vie la plus gigantesque qui se soit jamais d�velopp� sur cette plan�te, mais ce sont aussi eux qui poss�dent les cerveaux les plus grands et les plus complexes qui aient jamais vu le jour depuis que la vie est apparue sur notre plan�te bleue, il y a quelques trois milliards d'ann�es.

Il y a bien d'autres choses, d'ailleurs, que nous ne comprenons pas lorsque nous envisageons ces cr�atures sous l'angle de nos priorit�s anthropocentriques.

Nous ne voyons pas, par exemple, que le monde des baleines est en train de dispara�tre et que nous sommes en train de les effacer � jamais de cette fantastique �fabrique de vie� que sont nos oc�ans.

Le puissant Cachalot, la gigantesque Baleine Bleue, l'incroyable Baleine � Bosse, les �tranges Baleines � bec, les Baleines Grises nomades, les Baleines des Tropiques et les Petits Rorquals ont endur� pendant des si�cles des souffrances inimaginables. Pendant des si�cles, nos harpons cruels leur ont d�chir� la peau, �clat� les organes et bris� les os, ils ont fait couler leur sang chaud dans la froideur tombale de la mer silencieuse.

Ces massacres ininterrompus ont men� � l'extinction totale certains de ces doux g�ants, telle la Baleine franche de l'Atlantique grise ou celle du Golfe de Gascogne.

La plupart des autres esp�ces sont aujourd'hui sur le point de dispara�tre.

Pourtant, malgr� ce d�sastreux bilan, les massacres continuent. Des pays comme la Norv�ge ou le Japon persistent � mener ces abattages impitoyables et insens�s, poursuivant leurs malheureuses victimes jusqu'aux confins de la Terre.

En 1975, un cachalot bless� � mort a �pargn� ma vie, malgr� l'agonie atrocement douloureuse que lui infligeait un harpon explosif re�u en pleine t�te. Assis dans mon canot gonflable, j'ai plong� mon regard au fond du sien tandis qu'il s'�teignait � un m�tre de moi et j'ai compris alors qu'il y avait un esprit dans ce grand corps intelligent. Cela a chang� ma vie pour toujours.

Au d�part, le grand c�tac� avait attaqu� mon bateau, apr�s qu'il eut �t� frapp� � la t�te par ce harpon-grenade sovi�tique. Son corps s'est redress� hors de l'eau, me dominant de toute sa hauteur et pr�t � m'�craser de son poids �norme en tombant.

Mais dans cet oeil unique tourn� vers moi, j'ai vu briller l'�clair d'une reconnaissance. Nous venions juste d'essayer d'arr�ter le tir du harpon mortel et je crois que le cachalot l'a vu, qu'il a compris.

Avec un �norme effort, il a fait en sorte de retomber de c�t� dans la mer et j'ai vu son oeil, qui me regardait toujours, dispara�tre sous la surface de l'eau. Le cachalot venait de mourir.

C'est � ce moment-l� que j'ai pleinement r�alis� � quel point la chasse � la baleine �tait une folie. A quel point le fait de prendre avec arrogance une telle vie, d'effacer en toute ignorance une telle intelligence, de d�truire une si po�tique beaut� constituait un blasph�me ignoble.

La p�che � la baleine � laquelle nous nous opposons aujourd'hui repr�sente une violation d�lib�r�e du droit international. C'et un crime contre la Nature et contre l'Humanit�, qui se perp�tue gr�ce aux pressions commerciales, politiques et diplomatiques du Japon. Ce commerce de viande de baleine persiste �galement du fait du manque de volont� des autres nations qui n'osent pas se lever pour rappeler au Japon le respect de la loi. Les baleiniers japonais se moquent aujourd'hui totalement du Droit International relatif � la conservation des esp�ces.

Comme les oc�ans seront tristes et vides, priv�s de leurs baleines !
Notre ali�nation � l'�gard de la nature sera totale si nous continuons � exterminer ces beaux g�ants uniques au monde.

La v�rit� est que si nous ne pouvons sauver les baleines, nous ne pourrons pas nous sauver nous-m�mes".

Lire en anglais : The 2005 and 2006 Campaign to Defend the Whales
=> www.seashepherd.org
=> et lire aussi cet article, du New Zealand Herald.

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Message transmis par : Yvon Godefroid de Dauphin Libre

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globi1.jpg

images : www.dauphinlibre.be

merci de votre attention,

no amy.

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Photo : Izumi Ishii

temp�te!!

tempete.jpg

C'est la temp�te ici. Vraiment. Vraie de vraie. Une vraie temp�te. Si l'�t� j'aime bien partir en vadrouille et �tre toujours dehors, l'hiver j'entre dans une p�riode d'hibernation. Je suis vraiment un ours. Je met le nez dehors le moins possible et je bois des chocolats chauds d�s que je rentre (au lait de riz, bien �videmment!). Ma grande d�couverte : les udons. Des nouilles traditionnelles � base de froment complet. C'est bon. Ah oui et puis des patates, des patates, pleins de patates. Du riz complet et du th� vert, mais �a, vous le saviez d�j�.

merci de votre attention,

no amy.

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