February 28, 2006

Tashi Delek Chou...

C'est le Lossar aujourd'hui, le nouvel an tibétain. On entre dans l'année 2133, année de Chien-Feu.

Quelques dates importantes pour la cause tibétaine en 2133:

28 février: Lossar, nouvel an tibétain, entrée dans l'année 2133, année de Chien-Feu.

10 mars: Commémoration du soulèvement des Tibétains de mars 1959 à Lhassa et dans tout le Tibet contre les forces d'occupation chinoises (100.000 morts tibétains), départ du Dalaï-Lama pour l'exil.

25 avril: Anniversaire du XIème Panchen-Lama. Enlevé en 1995 avec sa famille, le XIème Panchen-Lama, le plus jeune prisonnier politique du monde dont on est sans nouvelles depuis dix ans, aura 17 ans.

17 mai: Le XIème Panchen-Lama entre dans sa 11ème année d'incarcération.

4 juin: Commémoration du massacre du printemps de Pékin, sur la place Tiananmen en 1989: plusieurs centaines ou milliers d'étudiants tués par l'Armée nationale chinoise et plusieurs milliers de blessés. Massacre ordonné par Deng Xiaoping, dénoncé et condamné sans appel par Sa Sainteté le Dalaï-Lama depuis Dharamsala.

6 juillet: Le Dalaï-Lama fête ses 71 ans.

9 juillet: En hommage au peuple tibétain, à l'occasion de la journée internationale pour le Tibet et de l'anniversaire du Dalaï-Lama, montée au château de Montségur. Rendez-vous à 11h au pied du pog.

16/21 juillet: Enseignement du Dalaï-Lama en Bretagne, au parc des expositions de Rennes.

Joyeux Lossar à tous, donc :o)

Tashi Delek Phun Tsum Tsok, Tashi Delek Chou!

no army.

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February 27, 2006

Tibet is not a part of China...

Le gouvernement chinois est toujours au top de sa forme, niveau lavage de cerveaux:

Le gouvernement Chinois fait savoir, à travers un article diffusé par une agence de presse dont l'indépendance et le sens critique laissent sérieusement à désirer, que grace à eux, dieu merci!, les tibétains peuvent personnaliser leurs noms et s'inventer des noms de famille. J'en déduis donc qu'ils peuvent désormais se faire appeler, s'ils le désirent, Tashi Zidane, ou Sonam Jackson et s'inventer ainsi, à travers leurs noms de familles, des origines américaines, et/ ou des liens de parentés avec Ricky Martin... ça, franchement, c'est exactement ce qui leur manquait : Le droit de se faire passer pour des mickeys en puissance. Bravo.

L'article dit : "Avant sa libération pacifique dans les années 1950, le Tibet a encore une société féodale..."

Sa libération pacifique... Je me demande bien quel effet ça a fait au 1 million 200 000 tibétains qui ont été tués par la libération pacifique... Selon les autorités chinoises ils sont donc morts de quoi? assomés à coups de bouquets de fleurs? ils se sont tous pris les pieds dans un arc en ciel? ils se sont pris des insignes "peace & love" sur la tête? ils se sont étranglés dans leurs colliers de fleurs? l'armée chinoise les a étouffés en les serrant trop fort dans leurs bras? ils doivent vraiment prendre le reste du monde pour des abrutis finis, dans le gouvernement chinois.

Et les chinois qui n'ont pas accès à la part du gateau eux ils ont quoi? à part de la propagande déguisée en montre suisse et des amicales sportives qui vont venir leur en mettre pleins la vue en 2008?

Ils ont le droit de peindre les pelouses en vert, pour qu'elles aient l'air réglementaires. Pour moi ça illustre bien la Chine ça : un pays où l'on repeint tout à la va vite, pour que ça ait l'air réglementaire... Le gouvernement a même fait enlever des mots clés dans le google chinois, histoire qu'internet ne soit pas une porte vers la liberté.

Bon je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes sur le gouvernemant chinois et sur la Chine, je vais plutôt relayer ceci :

"Depuis le 13 février, trois Tibétains sont en grève de la faim à Turin pour demander à ce que les JO de Pékin soient remis en cause si, comme elle s'y est engagée, la Chine ne fait pas d'effort sur les Droits de l'Homme d'ici à 2008, et comme l'a déclaré le CIO lors de l'attribution de ces jeux à Pékin en 2001.

Malheureusement, les diverses organisations de Droits de l'Homme, et les groupes de soutien au Tibet ont remarqué une augmentation de la répression depuis cette attribution.

Ces trois Tibétains, membres de la plus grande ONG tibétaine au monde, le Tibetan Youth Congress (30 000 membres) demandent aussi aux pays libres de boycotter les JO de Pékin.

Pour l'instant, cette information a quelques difficultés à être relayée par les journaux occidentaux, tous tournés vers les médailles.

=> COMMENT AGIR ?

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les =========
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix :
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :

=> cyberacteurs@wanadoo.fr
=> redazioneweb@torino2006.it
=> jacques.rogge@ioc.olympic.org

Vérifiez que les adresses apparaissent bien en totalité.

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne : www.cyberacteurs.org

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président du CIO, aux organisateurs des jeux olympiques de Turin et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

============================
Prénom, Nom
Profession
Adresse
code postal Ville

Monsieur le Président du CIO

Deux membres du Congrès de la Jeunesse Tibétaine (Tibetan Youth Congress : TYC) et Palden Gyatso, ancien prisonnier politique qui avait été condamné à 33 ans de détention par la Chine et militant âgé de 75 ans, sont en grève de la faim illimitée à Turin. Cette action de protestation contre les Jeux Olympiques de Pékin de 2008 a commencé le lundi 13 février dernier. Ils en sont aujourd'hui à leur 9e jour de grève.

Palden Gyatso a rappelé la déclaration du Comité d'Organisation Olympique (CIO) pour qui, s'il n'y avait aucune amélioration dans la situation générale des droits de l'Etre Humain en Chine, la décision d'attribuer les Jeux à Pékin devait être reconsidérée. Mais jusqu'à présent, rien ne s'est produit malgré la dégradation des conditions au Tibet.

Par la présente je tiens à marquer mon soutien aux grévistes de la faim et à relayer leur action

Je demande au CIO, conformément à sa déclaration faite lors de l'attribution, en 2001, des jeux olympique à Pékin, de vous assurer que le gouvernement chinois améliore sans plus attendre la situation générale des Droits de l'Etre Humain au Tibet et en Chine ;

Je vous invite Monsieur le Président du CIO à rendre visite aux grévistes de la faim afin d'entendre leurs réclamations.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.

============================
Vous pouvez aussi agir par courrier ou par fax :

M. Jacques Rogge, President - Comité International Olympique - Château de Vidy 1007 Lausanne ­ Suisse -
Tél : (41.21) 621 61 11 - Fax : (41.21) 621 62 16)


N'oubliez pas de leur envoyer un message de soutien : torino2006@italiatibet.org


D¹autres infos encore, sur les sites :

=> www.italiatibet.org

=> www.dossiertibet.it

=> www.2008-freetibet.org

N'hésitez pas à boycotter les produits made in china. Oui ce n'est pas facile vu qu'il y en a beaucoup, mais si vous avez le choix, préférez les produits issus du commerce équitable ou fabriqués dans des pays qui respectent les Droits de l'Homme (et des animaux, car les Droits des Animaux en Chine sont à l'image des droits de l'Homme :o(

Et n'oubliez pas la commémoration du 10 mars, en hommage aux tibétains qui sont morts en essayant de récupérer leur liberté.

Petit rappel des faits :

CE QUE SIGNIFIE LA COMMÉMORATION DU 10 MARS 1959 :

C'est au cours des années 1949/50 que les troupes de l'armée chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l'infâme " accord en 17 Points " dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s'ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l'intrusion de l'Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des tibétains, les provinces de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l'égard de la Chine.

Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l'Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d'environ 80 000 tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l'Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle mondiale.

Aussi chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.

Cf sur ce blog, les posts sur le 10 mars des années précédentes, notamment CELUI CI.

Merci de votre attention, et merci de faire suivre ce message autour de vous...

no army.

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February 19, 2006

révélation?

CORRIDA COPY N2.jpg

Au fait, pour ceux qui ne savaient pas : se faire perforer le garot à coups de javelot, ça fait saigner et ça fait mal :o(

Sinon si vous vous demandez comment faire rouler votre bon vieux diesel à l'huile de colza, de tournesol, ou avec des huiles de friture récupérées dans des friteries... ces sites sont faits pour vous :

=> www.roulemafleur.free.fr

=> www.oliomobile.org

=> Statistiques et détails des véhicules fonctionnant à l'huile

=> http://valenergol.free.fr

=> http://florent.roussay.ifrance.com

=> http://www.patagonia.com/bendtobaja/index2.shtml (cf l'interview de Keith Malloy d'un gars qui est devenu un spécialiste du carburant végétal, il collecte les huiles usagées des friteries et la filtre de façon à pouvoir la mettre dans son réservoir... cliquez sur "Oregon", puis "Conversion")

C'est un sujet qui revient souvent en ce moment, j'ai lu plusieurs articles là dessus récemment, dans National Geographic, 7Sky, Beach Brother... et c'est une trés bonne chose, car plus de gens s'y intéresseront et franchiront le pas pour se mettre à rouler à l'huile végétale, plus vite le gouvernement voudra bien rendre cela légal. Ca l'est déjà en allemagne, et c'est bien fait pour le lobby pétrolier. Donc si vous en avez marre des marées noires et des guerres sans fin, regardez y de plus prés.

"Rouler à l'huile émet six fois moins de particules que le gasoil, pas de benzène, pas de soufre, pas de métaux lourds, et le CO2 dégagé par la combustion de l'huile est compensée par le CO2 capté par les plantes (tournesol ou colza) lors de leur croissance. Bref le bilan environnemental est plus que positif" (Jérôme Jamet, Beach Brother janvier/février 2006)

Le seul inconvénient : il paraît que les bouteilles en plastique ayant contenues de l'huile ne sont pas recyclables et doivent être jetées dans la benne "tout venant" à la déchetterie. Bon c'est toujours mieux que le réchauffement de la planéte, la fonte des glaciers et les bouleversements climatiques en tous genres, mais c'est un peu dommage. La solution la plus écolo est donc de récupérer les huiles usagées des friteries et de les filtrer.

Ce soir j'ai posté une nouvelle photo sur mon photoblog, un hommage aux victimes de la grippe aviaire... mais aux vraies victimes, celles dont personne ne parle jamais. Lu sur www.lemonde.fr : "Les industriels de la volaille, premières victimes de la grippe aviaire". Non mais des fois je crois rêver. Et les animaux? ils ne sont pas victimes? ils le font exprès peut être? c'est dingue qu'aucun journaliste ni aucun politique ne parle jamais du massacre et de toute la souffrance que cela représente :o(

On nous parle de ces pauvres éleveurs archi subventionnés, dont la baisse de production n'est que de 25 - 30% en moins sur les poulets fermiers, mais qui n'hésitent pas à lourder leurs stocks de poulets dans les plats cuisinés et les nuggets. La plupart des carnivores étant persuadés que le poulet pousse dans un magnifique arbre appelé le poulailler et que les nuggets sont cueillis à maturité dans les nuggetiers... tout va bien. Ils ne mangent pas de ces vilains poulets grippés eux, ah non môssieur! eux ils ne mangent que des bons nuggets et des bons petits plats congelés aux "légumes"... car eux de la viande, ils n'en mangent presque pas, pour ainsi dire jamais même : ils ne mangent que des nuggets, du jambon et du steak haché, je vous dis : rien d'animal là dedans. Si je devais compter le nombre de gens qui me jurent qu'ils ne mangent jamais de viande et qu'ils sont quasi végétariens... des fois je me demande de quoi vit l'industrie de la viande. De subventions, certes... mais à écouter les gens, eux n'y sont pour rien du tout, puisqu'ils n'achétent jamais de viande... donc ou bien ils vont souvent au resto ou bien ils se foutent vraiment de ma gueule...
Dans cette histoire de grippe aviaire, on parle des éleveurs, que d'eux, même, parfois des quelques victimes humaines, mais jamais de la souffrance des animaux qui sont massacrés dans des conditions plus qu'atroce :

La recette :

- mettre 10 animaux vivants dans un sac poubelle
- bien refermer le sac
- le jeter au feu

Variante possible :

- creuser un trou
- mettre 10 animaux vivants dans un sac poubelle
- jeter le sac au fond du trou
- recouvrir de chaux vive
- bien reboucher avec une pelleteuse

On se croirait au temps de la chasse aux sorcières... :o( et personne n'a l'air vraiment de se soucier de toute cette souffrance animale, à part ces quelques lignes, les mots d'un vétérinaire chargé de collecter les volailles vivantes en Turquie et de faire le sale boulot (cf recette plus haut) :

"Au début, c'était une torture. Je n'en dormais pas la nuit. Mon métier, c'est de soigner les animaux. Là, c'est un massacre organisé."

A l'entrée de la ville, une ancienne étape de la fameuse Route de la soie, c'est à la décharge que les éradicateurs achèvent leur journée. Sur un terrain vague cerné de montagnes, une pelleteuse creuse sans relâche. Les camions vont et viennent, vomissant leur récolte du jour. Les hommes en blanc balancent les sacs au fond de la fosse. Les oiseaux poussent leurs derniers cris, agonisent dans leurs sacs. Plus de 30 000 ont déjà été ensevelis et recouverts de chaux. Dogubeyazit est l'épicentre de la flambée de grippe aviaire. 1,3 million d'autres volatiles ont ainsi été éradiqués dans l'ensemble de la Turquie."

cf l'article complet : ICI, ainsi que le dossier complet sur la grippe aviaire : LA

Il en ressort que les volailles ne seront plus élevées en plein air, ce qui sous entendant que l'élevage en batterie a dû bon car là dedans, au moins, ils ne risquent pas de poser une patte par terre et encore moins de mettre le nez dehors pour attrapper la vilaine grippe...

Bonne nuit quand même,


No Army.

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February 17, 2006

Paix intérieure, paix universelle

Par Sa Sainteté le Dalaï Lama

Bercy, 11 -12 Octobre 2003

- Traduit en Français par Lama Matthieu RICARD
- Transcrit par Thích Nữ Linh Niệm

Source : http://linhsonphapquoc.org
ainsi que sur : www.buddhaline.net, plus précisément : ICI.

Je précise que la version de ce texte que vous pourrez lire sur ces liens est différente de celle ci dessous, car je me suis permis d'en remanier un peu la retranscription. Bien sûr, j'ai fais de mon mieux pour ne pas altérer le sens du texte, je me suis juste permis de l'alléger un peu afin qu'il soit plus fluide et plus agréable à lire. Que Thích Nữ Linh Niệm me pardonne, d'avoir retouché un peu à sa retranscription. Merci à lui d'avoir mis ce texte en ligne afin de permettre au plus grand nombre de le lire :o)


"Hier et aujourd’hui sont deux jours de vacances, donc de repos mais vous tous, mes amis, frères et soeurs, vous êtes venus vous joindre à nous, je vous souhaite donc la bienvenue. Le sujet de notre conversation aujourd’hui est bien celui de la paix. Vous êtes très nombreux et vous êtes certainement venus pour des raisons et des motivations différentes. Probablement qu'un certain nombre d’entre vous sont venus par simple curiosité, d’autres s’imaginent que le Dalaï-Lama va dire des choses très spéciales, extraordinaires qui sortent des choses que l’on entend habituellement, d’autres encore, sont des amis, des gens avec lesquels nous nous sommes déjà rencontrés, qui viennent partager ces quelques paroles en amis. Ceux qui sont venus par curiosité, vous êtes, bien sûr, les bienvenus, voyez si ce que je vais dire a un sens, si cela vous apporte quelque chose. Ceux qui sont venus en s’imaginant que je vais dire quelque chose de très spécial, de tout à fait nouveau, je crains que vous ne soyez déçus. Je n’ai rien à inventer. Je n’ai rien d’extraordinaire à dire. Ceux qui sont déjà venus écouter les conférences ou des propos que j’ai tenus en public, peut-être, allez-vous remarquer qu’il y a déjà des choses que j’ai déjà dites dans le passé. Donc vous pouvez vous boucher les oreilles au moment des redites, pour vous épargner les répétitions. Vous pouvez profiter de ces moments-là pour regarder autour de vous. Il y a plein de choses à voir : des gens qui sont habillés de différentes façons, qui ont des expressions de toutes sortes. Il y a plein de choses à regarder au lieu d’écouter ce que je dis. Et puis certains d'entres vous vont peut-être s’endormir, faire la sieste. C’est toujours amusant de voir comment ils tombent petit à petit, en hochant la tête. Vous les verrez peut-être même sur l’écran. Parfois il arrive aussi que je vois des gens bailler pendant que je parle. C’est une chose à observer et vous pourrez aussi compter combien de fois ils baillent.

Vous êtes venus un dimanche après-midi, c'est peut-être, pour vous comme une promenade, ou peut-être que vous êtes venus par intérêt pour mes propos, mais réfléchissez à ce qui vous a poussé à venir. Que ce soit pour vous promener ou pour écouter quelque chose, l’idée même d’entreprendre cette promenade ou cette écoute n’est pas ce que nous recherchons. Vous recherchez autre chose au travers de cette démarche, une certaine forme de bien-être, de satisfaction. Personne ne cherche le contraire. Que ce soit les êtres humains, les êtres vivants, les animaux, chaque être a, au fond de sa conscience cette aspiration, cette tendance en se disant : "puissé-je trouver quelque confort, quelque satisfaction, quelque plénitude". On ne peut s’empêcher d’aspirer à plus de bien être. Je pense également que ce n’est pas seulement une aspiration que nous avons tous en commun, c’est aussi un droit que nous avons tous, un droit au bien-être de façon égale, et je dis assez souvent que le bien-être ou le sentiment de plénitude, de satisfaction profonde, est pour moi, le but de l’existence. En effet, si l'on réfléchit lorsque l’on se trouve confronté à des souffrances extrêmement puissantes, des souffrances telles qu’on n’en voit pas l’issue, que ce soit une maladie très grave ou des souffrances mentales. On sait que ce n’est pas une condition dans laquelle on a envie de continuer à vivre, certains allant même jusqu'à mettre volontairement fin à leur vie. Dans d’autres cas, la vie s’en trouvera écourtée car vivre constamment dans la souffrance est quelque chose qui finit par dégénérer, qui se répercute sur notre santé et sur notre corps. On sait également que les personnes qui ont davantage goût à la vie, cela est démontré par les études psychologiques sociales, ont tendance à vivre plus longtemps. Ils semblent donc avoir trouvé en eux un certain élément de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre. C’est quelque chose qui est plus en harmonie avec le fonctionnement de notre corps et bien sûr, avec celui de notre esprit.

Qu’est-ce cela veut dire, finalement, la paix ? Est-ce que cela ne peut se limiter qu'aux êtres animés, à la vie ? Peut-on parler d’une paix par exemple, pour l’environnement, pour les forêts, pour les fleurs? Peut-être, d’un certain point de vue, que l'on peut se dire que la paix pour la nature c’est de suivre son cours. C’est-à-dire que les plantes poussent, restent un certain moment puis se flétrissent et dans la mesure où elles peuvent suivre ce cycle, c’est une forme de paix par rapport à une dévastation, une calamité qui va venir détruire cette fleur avant qu’elle ne suive son cycle.

Mais, bien sûr, le mot paix s’applique principalement aux êtres animés qui ont des sensations, de joie et de douleur et qui donc, ont une aspiration et aussi naturellement un droit à vivre en paix. C’est-à-dire à vivre dans un état où ils ne sont pas constamment l’objet de pression, de violence et de tout autre facteur venant de l’extérieur qui leur est imposés, qui vont leur créer du tourment, de la souffrance physique ou mentale. Donc, le fait que nous aspirions naturellement à une certaine forme de satisfaction, de plénitude, justifie l’aspiration que nous avons, nous aussi, à vivre en paix.

Cette paix, donc, ce droit de vivre à l’aise, tranquillement, sereinement, en suivant nos aspirations, peut être perturbé par des catastrophes naturelles, des difficultés extérieures... mais il est également constamment troublé par le résultat de l’intelligence humaine, de l’utilisation que l’homme fait de son intelligence pour nuire à autrui et c’est ce qui se traduit par des conflits. La façon dont fonctionnent nos esprits fait que lorque nous nous trouvons confronté à des points de vue différents des nôtres, bien souvent l'on essaie de les imposer par la force, par la violence, par la destruction.

Donc la destruction de la paix c’est une fabrication de l’esprit de l’homme. Et dans ce sens, c’est aussi a l’esprit humain de trouver les remèdes à cela. Rechercher la paix c’est donc rechercher les causes, et remédier aux causes qui font que nos esprits créent toutes ces souffrances et les imposent à autrui et éviter ainsi qu’elles nous soient également imposées à nous-mêmes. Si l’on regarde l’histoire du siècle qui vient de se terminer, le 20è siècle, on voit à quel point, il a été marqué par tant de guerres, de conflits qui ont pris des proportions inédites. Certes, il y a toujours eu des guerres, des conflits, ou des batailles mais jamais à ce point. Il n’y a jamais eu tant de destructions, tant de souffrances, tant de morts. C’est sans doute aussi pour cela que dans la deuxième partie du 20è siècle, on a vu se développer avec tant de force des mouvements pour la paix et une réflexion sur la façon de favoriser la paix dans le futur.

J’entends souvent parler des deux premières guerres mondiales. Lorsque des pays voisins sont entrés en guerre comme la France et l’Allemagne, par exemple, du fait de l’animosité croissante entre ces deux pays, on peut voir dans les documentaires et les récits qu'au tout début du conflit, des citoyens qui vont rejoindre les forces armées éprouvent une grande détermination et un certain enthousiasme, une certaine joie d'aller servir dans les forces armées et d’entrer dans la guerre pour défendre leur pays ou attaquer ou repousser l’agresseur. Lorsque l’on voit des images de conflits de la deuxième moitié du 20è siècle, on ne sent plus du tout cette ambiance là. On a l’impression que lorsque l’on dit aux gens qu’ils sont mobilisés, qu’ils doivent partir pour aller faire la guerre, il n'y a visiblement plus du tout le même enthousiasme. Il y a, au contraire, une sorte de désespoir. Les gens se demandent s'il n'y a pas un autre moyen que d’aller faire la guerre, ils se disent que ce n’est certainement pas une bonne chose et il y a davantage de mouvements pour la paix qui se créent.

Il y a certainement eu un changement des mentalités. Le physicien allemand Basoker, qui est l’un de mes amis et qui est maintenant très âgé, me racontait que lorsqu'il était plus jeune il ressentait tout de suite un sentiment de malaise, quand il rencontrait et parlait à un Français. Quelque chose comme un sentiment d’inimitié, qu'il n'éprouve plus du tout aujourd'hui. Cela est surement dû à une meilleure connaissance entre les peuples. Aujourd'hui, pour des raisons économiques, touristiques, politiques... Les gens voyagent davantage, et suivent l'actualité. Ils sont ainsi plus au fait des autres modes de vie et de tout ce qui se passe dans les autres pays. Il y a donc une sorte de rapprochement entre les pays du globe et cela contribue à amenuiser cette notion d’ennemi, d’états totalement séparés du nôtre, d’êtres humains qui sont totalement différents de nous et cela est, bien sûr, un facteur qui, s’il continue à se développer, favorise cette notion de bonne entente, de paix.

De même, les démarcations entre les pays qui étaient si marquées auparavant, ont tendance maintenant à s’effacer, comme c'est le cas au sein de l’Union Européenne. Même si c’est une Union qui a été initialement mise en place pour des raisons économiques, cette notion de séparation absolue entre les nations et toutes ces pensées nationalistes ne peuvent que peu à peu s’évanouir, au fur et à mesure que ce genre d’union se généralise et devient de plus en plus forte. On peut aussi voir comment les peuples du monde réagissent suite à l’invasion de l’Irak et à la guerre en Irak. Comment des millions de personnes sont spontanément descendues dans la rue pour manifester en faveur de la paix, alors que cela ne concernait pas directement leur propre pays, dans la plupart des cas. Même si aujourd'hui les gens ne savent pas tout, même s'ils ne sont pas bien informés sur les raisons qui ont déclenché tel ou tel conflit, telle ou telle guerre, en général dès que l’on prononce le mot "guerre", au lieu de susciter de l’enthousiasme, il suscite plutôt un sentiment de répulsion, cela évoque quelque chose dont on souhaiterait se passer, contrairement à une émotion plus belliqueuse qui a pu prévaloir auparavant. Ainsi, certains peuples qui étaient opprimés par des dictatures ou des systèmes totalitaires de l‘ancienne Union Soviétique, comme aux Philippines, par exemple, ont pu rétablir la démocratie dans leur pays, grâce à la volonté de l’ensemble de la population de tendre vers une situation plus pacifique. Dans le même sens, il y a la réduction de l'armement nucléaire. Même les pays qui possèdent l’arme atomique réduisent le nombre d'armes nucléaires sur leur territoire, et tout cela est, bien sûr, une direction qui est appréciable. Donc je crois que l’on observe de plus en plus dans le monde, une forme de profonde lassitude à l’égard de la violence, des conflits, des guerres. Une sorte de dégoût, qui nous pousse à nous dire qu'il faut que l’on réduise, d’une façon ou d’une autre tout cela, au lieu de l’encourager comme cela pouvait être le cas précédemment. D’essayer de mettre un terme, de trouver un moyen de réduire la violence et les guerres.

Nous sommes maintenant au 21è siècle. Ce qui importe donc à ce point, c’est vraiment de tirer les enseignements des grandes destructions du 20è siècle et de nous demander ce que nous allons faire à partir de maintenant. Personnellement vu mon âge, je suis un homme du 20è siècle. Certains parmis vous, qui êtes des adolescents de 10, 12 ans ou plus, vous êtes les êtres humains du 21è siècle, nous, les hommes du 20è siècle, allons bientôt vous dire au revoir. Cela souligne votre importance à vous, les jeunes. Bien sûr, l’avenir est imprévisible, on ne peut pas dire "voilà, cela va se produire de telle façon, dans tel ordre". Néanmoins le futur est quelque chose qui est ouvert à toutes les possibilités. Le passé, on ne peut revenir dessus, ce qui est fait est fait. Le futur, au moins une partie de ce futur, est entre nos mains. Il est donc nécessaire que nous ayons une vision de ce futur. Par exemple, en ce qui concerne les événements du 11 Septembre qui se sont produits à New-York et à Washington. C’est presque quelque chose d’impossible à croire, que cela puisse se produire de la sorte. Et pourtant c’est bien un produit de l’intelligence humaine, d’avoir pensé à utiliser des avions de ligne qui allaient loin, dont les réservoirs étaient donc remplis de carburant, et de les utiliser comme des bombes vivantes, enflammées pour détruire et tuer d’autres êtres humains. Cet acte à peine concevable a demandé des mois de préparation, de réflexion, d’intelligence. L’intelligence était là bien sûr. Il y a donc deux choses qui étaient nécessaires : la technologie et l’intelligence humaine. A la fois des moyens modernes, ces avions, mais aussi des facultés de raisonnement, les facultés de planifier, de penser à tout jusqu'au moindre détail, cette intelligence de servir et d'accomplir cette destruction. Il y a aussi un élément de détermination farouche, de personnes qui ont dit : « je vais jusqu’au bout de mes plans, je vais faire tout ce qu’il faut, à tout prix pour réaliser cela". Cet acte de destruction demande donc non seulement de l’intelligence mais aussi une certaine forme de détermination et de courage de la part de personnes qui étaient prêtes à tout et ne reculaient devant rien. Généralement, le progrès technologique, l’intelligence, la détermination, on les considère, a priori, comme des qualités - oui, mais derrière cela il y avait une motivation, une intention. Cette intention, c’était un profond ressentiment, la haine. Cette motivation, à elle seule, a suffi pour utiliser le progrès technologique, l’intelligence humaine et la détermination à des fins de destruction et de souffrance. Il a donc fallut que derrière ces outils, ces qualités, que sont l’intelligence et la détermination, il y ait cette intention extrêmement destructrice, extrêmement nocive pour que cette calamité se produise.

Maintenant comment contrecarrer de telles attitudes, de telles façons d’être, de telles actions destructrices? On peut, bien sûr, utiliser des moyens de contrôle, essayer de combattre le terrorisme, essayer d’arrêter quelques individus, de neutraliser quelques groupes qui s’engagent dans des actes terroristes mais on voit bien que quoi que l’on fasse ici et là ou même que l'on essaie de le généraliser partout, ce sont quand même des solutions tout à fait temporaires, presque superficielles. Car en fait, cela se résume à simplement essayer de contrôler les activités d’un certain nombre d’individus. Contrôler les activités des individus c’est quand même très différent que d’essayer de changer la mentalité, les intentions, les esprits des gens. Il y a donc deux façons de changer ou de contrôler les êtres : soit de les contrôler physiquement, soit de changer leur esprit.

Le contrôle physique peut également se faire sur des animaux : on peut domestiquer un éléphant sauvage, un cheval, des tigres. Pour l’être humain, c’est d'ailleurs beaucoup plus facile, puisqu'ils ne sont pas plus forts que les éléphants, ni aussi féroces que les tigres, il suffit donc parfois de les pousser avec un bâton, de les piquer avec une aiguille, de leur donner quelques tapes... c’est plus facile de contrôler un être humain qu’un éléphant, c’est évident. Mais en ce qui concerne le changement de notre état d’esprit c’est beaucoup plus difficile. Dans le cas des êtres humains, s'ils ont en eux-mêmes une haine féroce et une détermination extrême à nuire alors à ce moment-là presque rien ne les arrêtera et il sera presque impossible d’imaginer qu’on pourra les contrôler juste physiquement. De la même façon, lorsque l’on parle de désarmement : il y a un désarmement extérieur mais aussi un désarmement intérieur. Le désarmement extérieur, il est essentiel, peut-être, difficile mais finalement celui qui est à la source de toute chose c’est le désarmement intérieur, c’est lui qui est a la source de tous les problèmes et de toutes les solutions. C’est à lui que nous devons accorder toute notre attention.

Donc pour que le désarmement extérieur soit possible, il faut qu’il vienne de cette notion de désarmement intérieur. Il y a dix ou quinze ans j’ai rencontré un diplomate avec qui je me suis entretenu, qui faisait partie des différentes commissions de désarmement et de réduction de l'armement nucléaire. Et il disait : « S’il n’y a pas une véritable et profonde volonté politique, qui vient du cœur et de l’esprit des hommes, eh bien, le désarmement c’est presque sans espoir. » Le désarmement extérieur, il est bien sûr essentiel et nous devons à tout prix l’inclure dans cette vision du futur dont je vous parlais. Il faut garder à l’esprit cette vision à long terme, qui est celle d’un monde qui serait démilitarisé, dont tous les armements disparaîtraient. Il est certain qu’il faut un plan pour faire cela. Il faut envisager une progression, commencer par éliminer les armes les plus dévastrices : toutes les armes nucléaires, biologiques, chimiques et puis dans une deuxième étape, éliminer toutes les armes offensives, et ainsi peu à peu en arriver graduellement à un désarmement global. Pour cela, il est également essentiel que le commerce des armes, fait par des pays qui les fabriquent et qui les vendent de par le monde, soit contrôlé, réduit et disparaisse. La France n’est-elle pas un grand producteur et un grand marchand d’armes dans le monde ? N’est-ce pas triste de penser que beaucoup d’êtres humains meurent en ce moment dans le monde avec des armes qui ont été fabriquées ici, dans votre pays ? Donc pour cela il faut développer une forme de détermination, il faut que nous exprimions et engendrions cette volonté. Nous en venons donc à cette notion de désarmement intérieur. C’est donc de cela que nous parlions : réaliser la paix extérieure au travers de la paix intérieure.

Quelles sont les fondations de cette paix intérieure, de ce désarmement intérieur ? C’est certainement le potentiel que nous avons pour développer et exprimer la tendresse, l’affection, l’amour altruiste, la compassion. Ce potentiel nous l’avons mais ce qui compte ici, c’est tout d’abord de le reconnaître, d’éprouver de l’intérêt pour son développement et de faire tout ce qu’il faut finalement pour qu’il fleurisse, pourqu’il s’épanouisse, pour qu’il prenne de plus en plus d’importance en nous-mêmes. Lorsque je dis cela, il ne s’agit pas de méditation, il ne s’agit pas non plus d’une pratique religieuse, ni d’une croyance, c’est quelque chose qui doit être un fait d’expérience. Il s’agit de comprendre, de reconnaître par la réflexion, en regardant notre propre expérience de la compréhension des bienfaits qui découlent du développement de l’affection mutuelle, de l’amour altruiste, de la compassion... De comprendre les bienfaits qu’ils nous apportent à nous pour notre harmonie personnelle, ainsi qu'à la société. Non seulement de les comprendre mais de mieux les connaître et de les faire connaître, c’est-à-dire de promouvoir ces valeurs humaines, que sont l’altruisme, la compassion au sein de l’éducation. Ce qu’il faut, c’est donc une prise de conscience et une appréciation, apprécier l’altruisme et la compassion à leur juste valeur.

Au cours de ces dernières années, mes rencontres avec des spécialistes des sciences cognitives ont abouties à une collaboration, qui révèle l’importance de l’entraînement de l’esprit vers l’altruisme et la compassion. En effet, ces spécialistes des sciences cognitives se sont aperçus que les personnes qui sont plus ouvertes aux autres et qui font preuve de joie de vivre, d’enthousiasme et d’altruisme, ont, dans la partie frontale du cerveau, une activité plus forte dans le cortex préfrontal gauche et que les personnes qui sont au contraire plus renfermées sur elles-mêmes, qui ont moins le goût de vivre et moins tendance à l’altruisme, ont quand à elles une activité plus forte du côté droit. Ils ont également observé que sur les sujets qui s’étaient entraînés longtemps à développer l’altruisme et la compassion, cela se traduisait par une activité renforcée considérablement du côté gauche. Cela montre que cette idée de transformation ou d’entraînement de l’esprit, n’est pas simplement une sorte d’idée utopique ou théorique mais que cela à également des répercussions sur le plan de notre physiologie. Personnellement du point de vue politique, je me considère plutôt comme un socialiste donc du point de vue du cerveau, je préfère la partie du côté gauche. Donc effectivement, ceux qui préfèrent le côté droit sont plus déprimés, moins altruistes.

Mais on ne saurait trop insister sur l’importance de la tendresse, de l’affection, d’une présence bienfaisante, au cours de notre développement, de notre vie. Ces mêmes scientifiques m’ont parlé d’expériences conduites avec des singes : que des singes qui étaient laissés tout le temps auprès de leur mère et qui bénéficiaient de l’attention et de la tendresse de leur mère, devenaient des petits singes normaux qui aiment jouer, qui sont relativement paisibles, qui ont un comportement, disons, normal. Par contre, les petits singes qu’on avait séparés dès la naissance de leur mère restent sans jouer, ils n’ont pas cet esprit ludique quand ils sont ainsi privés de la tendresse de leur mère et ils sont beaucoup plus agressifs, anxieux, ils réagissent d’une façon plus brutale et on ne peut attribuer ça qu’au manque de tendresse, de présence affectueuse."

Sa Sainteté le Dalaï Lama.

Source : www.buddhaline.net et http://linhsonphapquoc.org.

Pour info, le Dalai lama vient à Rennes, du 16 au 21 juillet 2006. Plus d'infos: www.dalailama-rennes2006.fr

Bonne fin de journée,

no army.

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February 13, 2006

Les Ewing ont fait construire dans le Pays Basque...

Je reviens juste d'une promenade à Bidart et c'était magnifique. Une lumière et des vagues parfaites. C'était un trés trés beau paysage... le couché de soleil, l'océan avec des vagues qui déroulaient, les montagnes...

Ce matin j'ai pas mal vadrouillé dans le Pays Basque et j'ai eu la chance de voir des panoramas d'une trés grande beauté. C'est vraiment magique, ces moments ou tout est parfaitement accordé : la lumière, les paysages...

Je me suis retrouvée dans un ranch vers midi. Je m'attendais à voir JR Ewing débarquer, avec Sue Helen sur les talons, son verre de scotch à la main. Le cow boy maître des lieux ressemblait davantage au frére de JR, pas Bobby, l'autre, le moins charismatique des 3, qui a les cheveux gris et qui est gentil... non? vous ne voyez pas? je ne sais plus du tout comment il s'appelle... ah si : RAY! (si si, j'ai regardé sur : l'arbre généalogique des Ewing)
En tout cas c'était peut être pas Southfork, mais c'était un trés beau ranch, style hacienda, mais façon ranch quand même... en haut d'une colline, avec une vue magnifique sur les montagnes du Pays Basque. Si un rescapé de la famille Ewing avait émigré dans le Pays Basque, je suis sûre qu'il n'aurait pas fait mieux... d'ailleurs c'était peut être bien un Ewing que j'ai vu...

Une journée avec une belle lumière et de beaux paysages, un ranch, un rescapé Ewing, des vagues parfaites mais pas de John MacEnroe... Non, je n'ai pas vu une raquette de tennis, ni même un court de tennis de la journée. Hier non plus, mais avant hier oui. Je suis allée faire des photos dans les Landes, au bord de ces routes jonchées de campings, de mini golfs et de centres de loisirs déserts.

Bonne nuit,

no army.

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Merci PETA!

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Never give up,

no army.

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February 9, 2006

Soupe de miso = photoblog ?

Dessiner, dessiner et dessiner... voilà ce que j'ai envie de faire en ce moment. Et puis faire des photos en couleur, avec du vert, ou des photos de bougies roses...

Ce soir, après une bonne soupe de miso, j'ai posté une nouvelle photo sur mon photoblog. C'est important de ne pas oublier Gendun Choekyi Nyima et de penser à lui de temps en temps. On ne sait même pas où il est, ni s'il est toujours en vie...

Bonne nuit,

no army.

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Mary Lou Lord, toujours le même disque...

Des envies d'Elliott Smith et de Minor Threat en ce moment... Je suis en train de me faire une séance d'écoute de plusieurs versions de Speeding Motorcycle.
ça fait 10 ans que je sur écoute la version de Mary Lou Lord... et aujourd'hui j'ai décidé que j'étais prête a écouter les autres versions de cette chanson, dont l'originale...

Je viens donc enfin d'écouter pour la première fois la version originale, de Daniel Johnston, puis j'ai écouté la reprise de Yo La Tengo et celle des Pastels...

Oui je sais, il paraît que ça se soigne :o)

no army.

PS : Je vais peut être paraitre cloche aux yeux des érudits mélomaniaques, mais je suis en train de découvrir Daniel Johnston et... c'est classe! mais en écoutant d'autres chansons de lui je me rend compte qu'il y en a certaines que je connais déjà, mais interprétées par d'autres gens... là je viens d'écouter Walking the Cow et je connaissais cette chanson. J'ai mis une bonne minute à retrouver quelle était cette voix féminine qui doublait celle de Daniel Johnston dans ma tête ... et c'était A Camp :o) ll m'a l'air d'avoir la classe ce Daniel Johnston :o)

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Les bonnes nouvelles de chez Dischord...

Quelques morceaux choisis de la newsletter du label Dischord, rien que pour le plaisir d'avoir des bonnes nouvelles et bien commencer la journée :

=> "The Evens spent most of January writing and are hoping to have enough material to begin working on a new album in the near future."

=> "Joe Lally (Fugazi) has been writing and performing solo sets and recently played a handful of shows with Don Zientara along the east coast. Joe has also been recording and hopes to release an album of this material in the future."

=> "The Fugazi Live Series website has added another 10 shows to the series (Volume 21-30). You can find these and the first set of shows (Volume 1-20) at the Fugazi Live Series website.
The newly added second set comprises of the following shows; Gainesville, FL - March 1990, Sydney, Australia - October 1991, Bordeaux, France - May 1992, Washington, DC - August 1993, Kansas City, KA - August 1993, Geneva, Switzerland - October 1999, New Orleans, LA - March 2002, Birmingham, England - October 2002, Leeds,
England - October 2002 and London, England - November 2002.
Please note that these cds are not available from the Dischord website or indeed from any record stores. They are available only from the Fugazi Live Series website"

=> "The Dischord website is now selling the first 3 DVD volumes of "Pancake Mountain", the Washington D.C. cable access children's show created by Scott Stucky and Monkey Boy Studios which has featured collaborations, performances and appearances by a wide range of artists including: The Evens, Ted Leo, Thievery Corporation, The Arcade Fire, MIA and many more.

"Pancake Mountain" Volume One - contains episodes 1 and 2 and features appearances and performances by: The Evens, Anti-Flag, Vic Chestnut, Thievery Corporation and more.

"Pancake Mountain" Volume Two - contains episodes 3 and 4 from the cable access show and features appearances and performances by: Fiery Furnaces, Arcade Fire, Henry Rollins, Niki Barr, Scissors Sisters, George Clinton and more.

"Pancake Mountain" Volume Three - contains episodes 5 and 6 from the cable access show and features appearance and performances by: Ted Leo, Shonen Knife, Weird War, Rick Derringer and more.

All three DVDs are NTSC (American format), Not region encoded and approximately 70 minutes in length"

=> "Banned in DC: Photos and Anecdotes From The DC Punk Underground (79-85)" is now back in print and available from the dischord webstore (and in stores now). The book was first released by collaborators Cynthia Connolly, Leslie Clague and Sharon Cheslow in 1988. The concept behind "Banned in DC" was to compile photographs and 1st person commentary as a means to tell the story of the early punk scene in Washington DC. The book was an immediate success and has seen 5 different printings and spawned countless like-minded publications around the world. However, the switch at most presses from analog to digital printing technology has made the printing more and more expensive and unfortunately this will likely be the last edition of the book."

CF le merchandising de Cynthia : ICI.

Plus d'infos sur le site de Dischord.

Bonne journée,

No Army.

PS : "I don't blame you", la première chanson de You Are Free de Cat Power, quelle merveille!!!

" I Don't Blame You

Last time I saw you, you were on stage
Your hair was wild, your eyes were red
And you were in a rage
You were swinging your guitar around.
Cause they wanted to hear that sound
But you didn’t want to play.
And I don’t blame you.

I don’t blame you.

Been around the world, in many situations
Been inside many heads in different positions
But you never wanted them that way.
What a cruel price you thought that you had to pay.
And that for all that shit on stage.

But it never made sense to them anyway,
Could you imagine if when they turned their backs
They were only scratching their heads.
Cause you simply deserve the best.
And I don’t blame you

They said you were the best,
But then they were only kids
Then you would recall the deadly houses you grew up in
Just because they knew your name,
Doesn’t mean they know from where you came
What a sad trick you thought that you had to play.
But I don’t blame you

They never owned it
And you never owed it to them anyway.

I don’t blame you."

Cat Power, You Are Free.

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February 5, 2006

Un long dimanche après midi...

Le nouveau numéro de Bouddhisme Actualités est en partit consacré à l'enseignement que le Dalai Lama a donné à Amaravati, en Inde au mois de janvier (cf sur ce blog, posts du mois de janvier...)
Donc si vous voulez voir quelques images de tout cela et en savoir un peu plus, rendez vous chez votre marchand de journaux, ce magazine coûte 3 euros.

Puisqu'on est dans la revue de presse, le numéro du mois de février du magazine Surf Session publie un portrait que j'ai fais de Kelly Slater, dans le dossier qui lui est spécialement consacré.

Le magazine espagnol Hebe (un magazine sur les sports de glisse au féminin) me consacre 4 pages dans son nouveau numéro. Il ne s'agit pas que de moi, c'est un reportage sur un shooting que j'ai réalisé en juin dernier, du team de surf féminin de la marque Rip Curl. Il y a un article, des photos du shooting et des citations, des bouts des conversations que j'ai eu avec les surfeuses pendant que je les photographiais. Bon c'est tout en espagnol, d'ailleurs c'est marrant de se lire en espagnol... je me suis dis : "wah j'ai dis tout ça moi!?" :o)
Le shooting a été entièrement filmé, car la fille qui bosse pour ce magazine, Kasia, voulait faire un reportage sur moi et la façon dont je travaille. On en a discuté avant et on a conclu que ça pourrait être intéressant de faire un sujet sur les coulisses des shootings. De voir comment ça se passe... Je voulais vraiment mettre l'accent sur le fait que pour faire des portraits je discute énormément avec les sujets. On parle de pleins de choses, des fois même de choses trés personnelles. Je me souviens d'ailleurs de Marie Pierre Abgrall qui était en train de me parler de sa vie privée, et qui s'est arrêtée tout d'un coup, se rappelant de la présence de la caméra et qui m'a demandé, anxieuse "mais elle film ça aussi? elle va en faire quoi?". C'est vrai que j'aime bien discuter avec les gens, et j'aime bien que les gens soient à l'aise quand je les photographies. Je ressens énormément les tensions et ça me stress quand les gens n'arrivent pas à être à l'aise avec moi :o)

Bref, euh pour la revue de presse je crois bien que c'est tout...
Sûrement des parus à venir dans la presse musicale avec les photos des Burning Heads et de laudanum, mais je vous le redirais.

Il fait froid, même ici. Il y a une belle lumière sur l'océan depuis deux - trois jours.

Je voudrais que tous les êtres soient heureux. Pas facile.. Je voudrais que plus personne n'ait peur, ne souffre, ne soit malade, ne vieillisse, ne meure... J'aimerais vraiment que chacun prenne conscience de la chance qu'il/elle a d'être en vie, et qu'il mette cette chance à profit, pour se rendre utile...
Que chacun arrête de ne pas voir plus loin que le bout de son nez et voit un peu plus à long terme... préfére relativiser et aller de l'avant plutôt que de regarder en arrière et de culpabiliser.
Que chacun "laisse la vie se dérouler comme la pellicule d'un film, au lieu de chercher à nous accrocher à une scène particulière, peut-être parce que nous sentant coupables, nous nous faisons des reproches" (Alexander Berzin).

Les dimanche après midi ont toujours cette ambiance particulière... un peu glauque, un peu grise, où le temps s'écoule bizarrement, où la journée se passe comme dans du coton... loin du monde extérieur, loin de tout, terré à l'intérieur à regarder la journée se dérouler en se demandant bien ce que l'on va pouvoir faire pour la rendre constructive... Tenter d'organiser un dimanche après midi c'est comme tenter de ranger des cures dents par ordre de préférence...
bon j'arrête là sinon je vais me mettre à citer Forest Gump et là on aura atteint le sommet, le pic des divagations de dimanche après midi...

bon courage pour affronter ce dimanche soir,

no amy.

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February 1, 2006

Holiday...

Ce soir j'ai posté une nouvelle photo sur mon photoblog. J'ai récupéré quelques diapos de mon voyage en Inde aujourd'hui, j'aurais les autres demain et les n&b devraient être prêtes bientôt. J'ai refais des photos avec les Burning Heads la semaine dernière, ainsi qu'avec laudanum, pour illustrer leurs sorties d'albums respectives. Ces deux disques devraient sortir presque en même temps, chez Opposite Records pour les Burning Heads, chez Monopsone pour laudanum. Je pense que ça devrait être deux trés bon disques et je suis fière d'avoir la chance de travailler avec des artistes aussi talentueux.

Demain je récupère ma nouvelle carte postale, j'espère qu'elle va être bien... Elle est imprimée sur du papier recyclé, elle est en couleur... avec beaucoup de vert et de rouge dessus. Un genre de Petit Chaperon Rouge revisité, mais avec un meilleur titre :o)

Je ne vous en dis pas plus, bonne nuit,

no amy.

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