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Vegetarien?

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Je propose à votre réflexion cette petite illustration de l'interdépendance qui montre comment la manière de nous nourrir peut influer sur l'environnement et donc sur l'avenir de notre chère planète...

"WWF confirme que le mode alimentaire est déterminant dans l'empreinte écologique de chaque personne. Pour faire 1 kilo de viande, il faut en moyenne 7 kilos de céréales qui nécessitent 10 000 litres d'eau douce. Une personne qui passe au « tout végétal » un seul jour par semaine, c'est une économie de 5 000 litres d'eau !
En France, 57 % des émissions de méthane dues aux activités humaines proviennent du bétail (rapport STERN). Le potentiel de réchauffement global du méthane est 25 fois celui du CO2.
De plus, le bétail produit 40 % de l'ammoniaque qui est l'une des principales causes des pluies acides.
Enfin, les forêts tropicales humides ont perdu 200 millions d'hectares depuis 50 ans pour faire place à des pâturages ou des fermes de bovins (source F.A.O.).
Diminuer de moitié la consommation de viande permet donc de réduire de 30 % notre dépendance au pétrole." Jean Marc GOVERNATORI

Lisez ICI

A faire passer a vos amis, collègues, familles, connaissances, (...) qui mangent de la viande.

Précisez bien, évidemment, qu'il ne faut pas se rabattre sur la volaille ou le poisson, car en dehors des considérations morales et éthiques, ces viandes la ne valent pas mieux que la viande rouge, sur le plan sanitaire.

Consommer de la chaire animale pour se nourrir, tuer, directement ou indirectement, un être vivant est tout simplement égoïste, inutile et cruel.

La meilleure solution, c'est d'avoir une alimentation a base de fruits, légumes, céréales et légumineuses. Le règne végétal vous apporte tout ce dont vous avez besoin pour être épanoui et en bonne santé, alors pourquoi s'encombrer les artères, le cholestérol et la conscience avec du cadavre??

Devenez végétarien ou végétalien et vous rayonnerez de santé, tout en éprouvant un grand soulagement. Vous serez en paix avec vous même, votre corps et votre conscience. Vous pourrez regarder un animal droit dans les yeux, en ressentant du respect et de la compassion, envers les autres êtres et non de l'indifférence ou du mépris.

Cela peut sembler hippy dippy, mais c'est pourtant vrai: devenir végétarien apporte une grande dose de positivisme et d'amour dans la vie et pour la vie!

Et c'est bien ça la clés du bonheur... ça passe par la compassion envers les autres êtres, l'envie que tout le monde soit heureux et vive en paix :)

Bonne journée a tous :)


x
Noemie.

Bon anniversaire maman, et aussi...

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C'était l'anniversaire de ma mère aujourd'hui. Mes parents sont venus passer quelques jours avec nous a Londres. Ça fait plaisir de passer un peu de temps en famille, ce sont malheureusement des moments qui se font (beaucoup) trop rare, depuis que je vis a Londres...

Au menu aujourd'hui:

=> Du pain, sans levure de boulanger et sans gluten (ma mère est allergique au gluten et je suis persuadée qu'elle est allergique a la levure de boulanger. Perso, je me suis mis a faire du pain sans levure, depuis que j'ai découvert l'existence de la candidose, qui est due a la candida, une forme de moisissure que l'on trouve dans la levure (type levure de boulanger par exemple) et qui déclenche souvent des infections fongiques des muqueuses intestinales... je pense que c'est bien plus sain de s'en passer! beaucoup de gens souffrent de cela, sans le savoir, en mettant leurs douleurs sur le compte d'autre chose :)

=> Une shepherd pie, avec une sauce gravy aux champignons faite maison

=> et un gâteau a la vanille avec un glaçage au beurre de cacahouète /noix :)

Le tout fait maison, 500% vegan (évidemment!), sans levure et sans gluten

En gros nous avons passé l'après midi a manger, c'était bien! J'ai pu ainsi tester des recettes que je n'avais encore jamais faite auparavant, mes cobayes avaient l'air satisfaits

Sinon j'ai oublié de vous dire: j'écris dorénavant une rubrique dans Végétariens magazine. La rubrique s'appelle London Calling et c'est dans le même esprit que ce blog, mais en plus ordonné :) le nouveau numéro qui contient le premier volet de London Calling est sortit récemment, et je planche sur le texte pour le prochain numéro :)

Donc si ce blog vous plait, vous savez désormais que vous pouvez trouver sa petite soeur dans Végétariens magazine!

Je me rend compte que je suis fatiguée, et je me suis promis que dorénavant je dormirais quand je suis fatiguée. Oui, ça semble logique, mais pourtant j'ai l'habitude de me coucher a pas d'heure et de trainasser pendant des heures avant d'aller me coucher, même quand je suis a la limite de tomber de sommeil.

Allez, je file me laver les dents et allez hop (a Créteil?), je pars rejoindre Thom au lit :)

Bonne nuit,

xoxoxo

Noemie.

Tibet | Des Tibétains et des partisans de leur cause se sont rassemblés dans plusieurs pays de la région Asie-Pacifique, demandant la fin de la domination chinoise sur le Tibet.

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* AP | 10.03.2009 | 15:57

Des milliers de jeunes Tibétains ont défilé à Dharamsala, la ville indienne sur les contreforts de l'Himalaya où s'est établi le dalaï lama après avoir fui le Tibet durant le soulèvement écrasé par Pékin il y a un demi-siècle.

Le chef spirituel bouddhiste tibétain avait un peu plus tôt, lors d'un discours devant une foule de partisans, accusé la Chine d'avoir tué des centaines de milliers de personnes au Tibet au cours des dernières décennies et conduit la culture et l'identité tibétaines au bord de l'extinction.

A Canberra, la capitale australienne, une marche a réuni quelques centaines de sympathisants de la cause tibétaine et des échauffourées avec la police ont éclaté devant l'ambassade de Chine. Quatre personnes ont été interpellées, avant d'être relâchées un peu plus tard. Une femme a apparemment tenté de s'étrangler avec le drapeau tibétain, selon des images de la chaîne Australian Broadcasting (ABC).

Plusieurs députés australiens se sont joints à la manifestation, ignorant un appel de la Chine exhortant les élus à rester à l'écart de la commémoration du soulèvement. L'un d'eux, le député Michael Danby, qui préside le Groupe parlementaire interpartis pour le Tibet, a révélé avoir reçu une lettre de l'ambassadeur de Chine Junsai Zhang lui demandant de ne pas participer au rassemblement.

"Je pense que l'ambassadeur a commis une erreur. Ce n'est pas vraiment (...) diplomatique dans une société ouverte comme l'Australie", a-t-il déclaré à la chaîne ABC. Interrogé sur cette lettre, le ministre australien des Affaires étrangères Stephen Smith a estimé que le diplomate chinois n'avait pas à dicter sa conduite à "un responsable élu ou un membre du Parlement élu".

Au Népal, la police a bloqué une centaine de Tibétains manifestant dans les faubourgs de Katmandou en scandant "Arrêtez de tuer au Tibet! Libérez le Tibet!". La sécurité avait été renforcée dans le pays, où vivent des milliers de Tibétains en exil. Les autorités népalaises avaient interdit les manifestations dans le secteur de l'ambassade chinoise, qui grouillait de policiers.

A Séoul, en Corée du Sud, une trentaine de militants, dont quatre Tibétains, ont brandi des pancartes proclamant "Paix au Tibet" et "Le nombre de morts augmente au Tibet!" devant l'ambassade de Chine.

Au Japon, des moines bouddhistes ont prié pour la paix au Tibet dans un temple de Nagoya, à 270 kilomètres à l'ouest de Tokyo. Des manifestations avaient également eu lieu ce week-end dans la capitale japonaise.

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2000 manifestants à Berne

Près de 2.000 personnes se sont rassemblées mardi à Berne à l'occasion du 50e anniversaire du soulèvement tibétain. En tête du cortège en direction de l'ambassade de Chine figuraient 50 cercueils portés par des manifestants. Ils ont lu des discours et observé une minute de silence en hommage aux victimes de l'occupation.

Les manifestants répondaient à l'appel des organisations tibétaines de Suisse. Portant des drapeaux et chantant l'hymne national tibétain, ils ont respecté une minute de silence lors de leur marche de protestation vers l'ambassade de Chine. Les bâtiments étaient entourés d'importantes mesures de sécurité pour l'occasion. Des moines ont aussi dit des prières. De source policière, les manifestants étaient environ 2000.

Les organisations tibétaines demandent au gouvernement suisse de prendre des mesures concrètes pour soutenir leurs revendications, notamment lors des discussions avec les représentants du gouvernement chinois. Les intérêts économiques en Chine ne devraient pas être placés au-dessus des droits de l'homme, selon la société pour les peuples menacés.

ATS/AFP/AP/Reuters | 10.03.2009 | 11:32
Le dalaï lama dénonce la répression au Tibet. «Mensonges» répond Pékin

Les Tibétains en exil ont marqué mardi le 50e anniversaire du soulèvement réprimé par la Chine et de l'exil du dalaï lama. A cette occasion, leur chef spirituel a accusé Pékin d'avoir fait de la province un «enfer» et tué «des centaines de milliers» de ses compatriotes.

Depuis son lieu d'exil de Dharamsala, dans le nord de l'Inde, le dalaï lama a aussi réitéré sa revendication d'une «autonomie significative» pour son pays natal.

«Ces 50 dernières années ont été celles de la souffrance et des destructions pour le territoire et le peuple du Tibet», a dit le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, dans un discours prononcé devant son temple accroché aux contreforts de l'Himalaya.

«Une fois le Tibet occupé, le gouvernement communiste chinois y a mené toute une série de campagnes de violences et de répression (...) Les Tibétains ont littéralement vécu un enfer sur Terre», a accusé le bonze.

Des «mensonges» pour Pékin

Pékin a répliqué en accusant le dalaï lama de ne pas distinguer «le vrai du faux» et de «propager des rumeurs».

«Les réformes démocratiques au Tibet sont les plus vastes et les plus profondes de son histoire», a assuré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, qui a souligné ne pas souhaiter «répondre aux mensonges du dalaï lama».

Pour prévenir toute protestation pour le 50e anniversaire de la rébellion avortée contre la présence chinoise et pour le premier des émeutes de mars 2008, qui avaient fait 21 tués selon Pékin, 203 selon les exilés, la Chine a déployé d'importantes forces de sécurité sur le plateau tibétain.

Selon les témoignages d'habitants, joints au téléphone, la police et l'armée sont présentes en grand nombre, au Tibet et dans les régions environnantes touchés par les troubles il y a un an.

Journalistes interdits d'accès

Les journalistes étrangers sont également personae non gratae dans certaines des zones tibétaines de l'ouest de la Chine.
Après l'invasion et l'occupation par la Chine du Tibet en 1950- 1951, le 14e dalaï lama avait fui le 17 mars 1959 et traversé la frontière indienne le 30, près de trois semaines après le début d'une insurrection avortée à Lhassa contre le régime chinois.

Mais «même aujourd'hui les Tibétains au Tibet vivent en permanence dans la crainte: leurs religion, culture, langue et identité sont menacées de disparition. Les Tibétains sont considérés comme des criminels qui ne méritent que la mort», a martelé le dalaï lama, reprenant des propos qu'il tient régulièrement sur cette «sorte de génocide culturel» perpétré au Tibet.

Autonomie plutôt qu'indépendance

Pour autant, le moine - homme politique pragmatique et fin diplomate - a toujours défendu une stratégie non-violente et conciliante face à la Chine en ayant renoncé depuis longtemps à l'indépendance au profit d'une diplomatie dite de «la voie moyenne».

Dans ce cadre, le religieux de 73 ans a encore une fois insisté sur son plan d'autonomie sous tutelle chinoise, qui reste selon lui la meilleure chance pour le peuple tibétain. «Nous, Tibétains, aspirons à une autonomie légitime et significative», a-t-il dit à la foule.

Toutefois, cette stratégie, pourtant relégitimée en novembre par le parlement en exil, est contestée par une partie de la communauté tibétaine en exil qui la juge trop conciliante avec Pékin.

En novembre dernier, le dignitaire bouddhiste avait lui-même «reconnu l'échec» de son combat pour une autonomie «significative» du Tibet, après huit ans de négociations infructueuses avec Pékin.

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Quatre interpellations devant l'ambassade de Chine en Australie

Des manifestants se sont heurtés aux forces de police devant l'ambassade de Chine dans la capitale australienne de Canberra mardi au cours d'une manifestation marquant le cinquantième anniversaire du soulèvement manqué de 1959 contre l'occupation chinoise et qui a contraint le chef spirituel tibétain à l'exil.

A Séoul, la capitale de Corée du Sud, des manifestants ont agité des drapeaux tibétains et portaient des masques sur lesquels était inscrit le slogan «Paix au Tibet» devant l'ambassade de Chine. D'autres manifestations étaient prévues dans plusieurs pays asiatiques.

A Canberra, la police australienne a interpellé quatre manifestants parmi les quelque 300 personnes qui ont marché depuis le Parlement à l'ambassade chinoise située non loin.

Les quatre hommes avaient forcé les barrières installées par la police pour fixer les limites de progression de la marche. Ils ont été remis en liberté peu après sans qu'aucune charge ne leur ait été notifiée.

Plusieurs parlementaires ont pris part à cette manifestation, ignorant la requête de l'ambassadeur chinois leur enjoignant de ne pas y participer.

Michael Danby, un député de la majorité, a déclaré devant les manifestants qu'il avait reçu une lettre de l'ambassadeur de Chine Junsai Zhang. «Je crois que l'ambassadeur a commis une erreur. Ce n'est pas franchement diplomate dans une société ouverte comme l'Australie», a déclaré Danby cité par la chaîne Australian Broadcasting Corporation.

Le service de presse de l'ambassade de Chine était injoignable au téléphone, mardi.

"09/03/2009-[21:58] - AFP

WASHINGTON, 9 mars 2009 (AFP) - Des centaines de Tibétains sont toujours portés disparus un an après la répression par la Chine de manifestations de masse, ont accusé lundi des organisations de défense des droits de l'homme, selon lesquelles Pékin couvrirait des tortures et d'autres maltraitances.

L'organisation International Campaign for Tibet, qui a mené des recherches à partir de statistiques officielles, estime que 1.200 Tibétains sont portés manquants à la suite des manifestations, qui ont coïncidé avec l'organisaiton des jeux Olympiques de Pékin, et a obtenu les noms de 600 d'entre eux. "Le gouvernement chinois a couvert massivement des tortures, disparitions et meurtres", affirme l'organisation dans un rapport qui accuse les autorités chinoises d'avoir "cherché à faire passer un soulèvement sans précédent (...) pour des 'émeutes violentes'", alors que "la réalité est que plus de 130 manifestations, très majoritairement pacifiques, ont eu lieu dans les régions tibétaines". Le groupe affirme que les Tibétains détenus ont été traités avec une "extrême brutalité", que certains ne peuvent plus parler ou marcher depuis leur libération. Il accuse aussi les autorités chinoises d'utiliser la nouvelle ligne de chemin de fer transtibétaine pour emmener les prisonniers en détention dans la province voisine du Qinghai. De son côté, le groupe de défense des droits de l'homme Human Rights Watch affirme dans un rapport que plus de 100 manifestants ont été traduits devant les tribunaux chinois, mais que les procès étaient politiquement biaisés. "Il semble que les arrestations aussi bien que les libérations aient été arbitraires, et nous ne savons toujours presque rien de ceux qui sont encore en prison", a déclaré une porte-parole de HRW, Sophie Richardson. Le Tibet marquera mardi le 50e anniversaire du soulèvement raté qui a conduit le leader spirituel des Tibétains, le dalaï-lama, à partir en exil."

Un très bon article, a lire et a diffuser :)

SOURCE COURRIER INTERNATIONAL.COM / 4 mars 2009
CHINE • Pékin n'a toujours pas réussi à dompter le Tibet

Un an après les émeutes de Lhassa et les manifestations qui ont secoué toute la région, celle-ci reste sous haute surveillance pour le cinquantième anniversaire de la fuite du dalaï-lama en Inde.

Les Tibétains ont marqué sans enthousiasme le début du Losar, leur nouvel an traditionnel [cette année, le 25 février]. Pour nombre d'entre eux, une campagne de boycott du Losar a transformé ce qui est d'habitude un événement festif en une période de deuil pour les personnes qui ont été tuées, torturées ou jetées en prison lors des émeutes survenues en mars 2008 dans la région autonome du Tibet (RAT). L'appel au boycott - lancé depuis des mois via des messages textes, des courriels et des panneaux installés au bord des routes - a été relayé par les organisations de Tibétains en exil. D'après ces dernières, jusqu'à 100 personnes ont trouvé la mort en 2008 durant ce qui a constitué les pires violences au Tibet depuis vingt ans [selon les sources officielles chinoises, les émeutes de mars 2008 ont fait 19 morts parmi les résidents chinois de Lhassa].

A l'approche du Losar, les forces de sécurité chinoises ont renforcé leur présence au Tibet. Le 10 mars, qui marquera en 2009 le cinquantième anniversaire de la révolte avortée contre la domination chinoise qui avait contraint le dalaï-lama à prendre le chemin de l'exil, est une date extrêmement sensible. Le gouvernement tibétain en exil [à Dharamsala, en Inde] soutient que les forces chinoises ont massacré 87 000 personnes lors de la répression de 1959. Les dirigeants chinois sont décidés à empêcher une répétition de l'agitation meurtrière de mars 2008. Ils ont dépêché un envoyé spécial à Katmandou pour demander au Népal d'interdire toute manifestation antichinoise. Pékin a également intensifié les attaques contre le dalaï-lama et ses partisans, déclarant le 28 mars Journée de l'émancipation des serfs, afin de rafraîchir les mémoires sur le système féodal qui existait au Tibet avant l'invasion chinoise en 1950.

Même si Pékin réussit à contenir les tensions au Tibet dans l'immédiat, celles-ci finiront tôt ou tard par refaire surface, peut-être même avec une violence accrue. Jusqu'à présent, les dirigeants chinois se sont contentés d'attendre la mort du dalaï-lama, tout en procédant à la colonisation de la région par des Chinois Hans, qui ont amené avec eux des infrastructures modernes, l'enseignement, le système juridique chinois et une croissance économique impressionnante, même si elle est mal répartie. Toutes ces réalisations, calcule Pékin, devraient être dûment accueillies avec joie et gratitude. Par ailleurs, les médias officiels poursuivent sans succès leur campagne de propagande en vue de présenter sous un jour caricatural le charismatique dalaï-lama. Ils voudraient que le dalaï-lama, respecté dans le monde entier et considéré comme un homme de paix, soit perçu comme un extrémiste prônant la violence.

Si le chef spirituel des Tibétains devait décéder demain, sa mort ne ferait que jeter une lumière crue sur l'échec de la politique tibétaine de la Chine. Certes, les Tibétains perdraient un symbole mondialement reconnu de leur cause, mais Pékin ne verrait pas pour autant ses problèmes locaux résolus. Le fossé ne ferait que se creuser entre les Tibétains et leurs maîtres chinois, à mesure que la rivalité entre Dharamsala et Pékin deviendrait féroce pour nommer un successeur, traditionnellement considéré comme une réincarnation dont la naissance coïncide avec le décès de son prédécesseur. Le dalaï-lama a même envisagé de rompre avec la tradition et de désigner son successeur avant de mourir - même si cela pose des questions délicates concernant la réincarnation.

Certes, un successeur qui apparaîtrait comme nommé par Pékin ne serait pas légitime. Mais aucun analyste bien au fait du problème épineux du Tibet ne suggérerait l'indépendance pour cette région difficile. Ce serait nier la réalité politique et les grands progrès économiques réalisés dans la région sous la férule chinoise. Mais il n'est pas raisonnable non plus d'attendre des Tibétains qu'ils se résignent à la tragique destruction de leur culture [l'évolution économique récente du Tibet est fort critiquée pour la manière dont elle avantage de fait les résidents chinois et pour les atteintes au système agricole et écologique de la région]. Après cinquante ans de calomnies, ce serait trop espérer des dirigeants chinois qu'ils consentent à la "voie du milieu" préconisée par le dalaï-lama [celui-ci prône l'autonomie dans le cadre de la souveraineté chinoise]. Mais il leur faudrait bien trouver autre chose que les imprécations et le durcissement des mesures de sécurité chaque fois que les Tibétains menacent de se soulever.
Mais rien n'indique que Pékin a reconnu l'échec de cette politique et est disposé à rectifier le tir. Et le reste du monde est trop préoccupé par la crise économique pour se soucier encore du Tibet. Ainsi, durant sa visite en Chine, le 21 février, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton n'a pas évoqué le dossier tibétain. Les droits de l'homme et la liberté religieuse passent au second plan dans des relations sino-américaines désormais inspirées par les craintes d'une récession économique mondiale, du réchauffement climatique et du terrorisme. Dès lors, le gouvernement chinois ne risque pas d'être confronté à une forte opposition à sa politique tibétaine. Même si, parmi les Tibétains, l'hostilité à l'égard de la Chine ne fait que monter, notamment parmi les moines qui ont été obligés de quitter leurs monastères, de désavouer le dalaï-lama et de suivre des cours d'"éducation patriotique". Le gouvernement chinois verra peut-être s'exprimer quelques manifestations peu sincères de loyauté, mais il n'aura conquis ni les cœurs ni les esprits. Il ne les conquerra que s'il honore et respecte ce qui est dans ces cœurs et ces esprits, et s'il autorise une liberté religieuse pourtant garantie par sa propre Constitution.
La Chine est en mesure de contrôler le Tibet et elle le fera, malgré les aspirations séparatistes des extrémistes tibétains [dans la communauté en exil], qui abhorrent non seulement Pékin, mais s'irritent également de la demande plus modérée faite par le dalaï-lama d'une plus grande autonomie. Mais la Chine n'amènera jamais réellement le Tibet dans son giron à moins qu'elle ne cesse de mater les Tibétains en réprimant leurs manifestations.

Kent Ewing pour Asia Times Online.

"Une souris verte-euh..."

| 3 Comments

C'est le tube du moment chez moi en ce moment... Thom a deux jouets qui ont chacun une version différente de cette chanson. Si quelqu'un comprend quelque chose aux paroles, je suis preneuse... qu'est-ce qu'ils peuvent bien lui faire a cette pauvre souris? et pourquoi est-ce que dans les chansons pour enfants on dit "euh" a la fin? autre exemple: "Il était une bergère-euh..." ou encore "il était un petit navire-euh..." c'est mon mari, Paul, qui apprend le français qui me l'a fait remarquer.

Donc si quelqu'un a des réponses a toutes ces questions, n'hésitez pas :)


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Noemie.

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